Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
Voilà l'idée qui structure "Seconds" : ce qui apparaît dans le cadre, c'est le frisson extatique du consumérisme américain mais sans son enrobage publicitaire, le rêve américain brusquement enfoncé dans une réalité décevante et morne, qui n'est rien d'autre que la sienne. D'où l'impossibilité d'habiter sereinement un espace qui apparaît étouffant dès le premier plan du film : un œil écarquillé qu'on dirait toujours à la limite de la révulsion et qui nous observe fixement et bizarrement.
Alors que le sujet est largement passé de mode, sort au cinéma l'une des dernières grosses productions sur la Guerre du Vietnam. En y introduisant un ton apaisé et une description très précise d'un évènement fondateur.
"Léon" constitue probablement le diamant noir de la filmographie de Luc Besson. Dépressif, emprunt de mélancolie, et par la magie du cinéma, le film parvient à nous faire croire à l'improbable, c'est-à-dire un lien qui unit un tueur à gages avec une enfant. Le tout contient une certaine beauté, une certaine tendresse. Une très grande réussite sur ce que le cinéma français a su prendre de meilleur du savoir-faire américain.
La Grande Menace : un film catastrophe atypique, mêlant suspense, fantastique et une réflexion sombre sur les dérives de l’humanité. Audacieux, captivant, inoubliable.
La Grande Menace : un film catastrophe atypique, mêlant suspense, fantastique et une réflexion sombre sur les dérives de l’humanité. Audacieux, captivant, inoubliable.
La Grande Menace : un film catastrophe atypique, mêlant suspense, fantastique et une réflexion sombre sur les dérives de l’humanité. Audacieux, captivant, inoubliable.
La Grande Menace : un film catastrophe atypique, mêlant suspense, fantastique et une réflexion sombre sur les dérives de l’humanité. Audacieux, captivant, inoubliable.
Il n'y a sans doute qu'une petite élite de cinéphiles capable de comprendre ce que représente "Justice sauvage" dans l'histoire du cinéma. Ce que Michel-Ange a fait pour la peinture et Beethoven pour la musique, le film de John Flynn l'a fait pour le "vigilante flick" qui tire entre les deux yeux et tape dans les valseuses des sauvageons qui bavent leur dernier souffle devant la porte fermée du paradis. "Do you feel lucky, punk ?", demandait ce bon vieux Harry Calahan. Steven Seagal, lui, ne s'embarrasse même plus de la question. Bienvenue dans les années 90, celles qui portent le catogan, le béret de Stallone dans Demolition Man, et chantent la mélodie des os brisés.
"Le Procès"met en scène, avec une certaine maestria, les rouages de la machine judiciaire. Ou quand un procès est là pour broyer et mettre en difficulté un homme qui n'a absolument rien à se reprocher. Un grand film sur le plan sémiotique, qui rend compte de tout ce qui peut être absurde dans ce domaine de façon vertigineuse.
S'il est une œuvre miroir de son réalisateur, "The Killer" compile à peu près tous les ingrédients du cinéma de John Woo. À mi-chemin entre le film d'auteur et le film de divertissement, la solitude de deux chasseurs se chevauchent dans un hommage saisissant aux polars de Jean-Pierre Melville et Martin Scorsese. Retour sur cette merveille intemporelle.
Après "La Trilogie de l'incommunicabilité" ("L'avventura", "La Nuit" et "L'Eclipse"), puis "Le Désert rouge", Michelangelo Antonioni réalise "Blow-Up", un film international dans les studios de la MGM, à Londres. Ce film transgressif et magnétique marque un tournant dans la carrière du réalisateur.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.