Films Classiques

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

Ludwig de Luchino Visconti : la réalité d’un roi rêveur et incompris

Entre admiration et paranoïa, Ludwig est incompris de ses semblables, aspirant à une vie régie par l'art, en particulier par la musique et le théâtre. Retour sur un film historique inoubliable.

Jeu d’enfant : le cache-cache de l’âme

C'est par sa fascination d'un film télé, sorti en 1975, " La poupée de la terreur ", que Tom Holland avoue n'avoir jamais été aussi effrayé. C'est à partir de ce moment qu'on lui a proposé " Jeu d'enfant ", un projet qu'il a pris à bras-le-corps en y ajoutant l'histoire d'un tueur introduit dans l'âme d'une poupée. Par cette imprégnation, le réalisateur a réalisé un long métrage sur la relation intime d'une poupée tueur avec un enfant. Le premier épisode d'une saga à succès, souvent considéré comme le meilleur, le plus suggestif, le plus proche de l'épouvante, pour un résultat technique et filmique qui, avec du recul, devant la difficulté logistique, impose le respect. Une réussite aussi innovante que véritablement terrifiante grâce à l'importance toute particulière accordée aux différents développements psychologiques des personnages.

Sœurs de sang ou le thriller post-Hitchcock incarné

De Palma ne fait pas mystère de son admiration pour Alfred Hitchcock. Avec "Sœurs de sang", il lui rend un premier hommage appuyé tout en imprimant son propre style.

Twister : un vent de terreur

Facile de reconnaître un monstre de cinéma quand on en voir un. La tornade fait partie de ces phénomènes météorologiques qui engendrent autant de dégâts que de succès sur la scène hollywoodienne. Pourtant, aucune autre bourrasque ne semble faire le poids avec le second long-métrage de Jan De Bont. Parfois dévastatrice, souvent kitsch, rarement mémorable, certains y ont même placer des requins dans le tourbillon, la tornade est une star à part entière dans "Twister", un récit d’action et de réconciliation.

Malevil ou un essai de film post-apocalyptique singulier à la française

D'un roman singulier au carrefour des genres, le réalisateur Christian de Chalonge fait un film tout aussi inclassable. Si ce dernier s'éloigne de l'œuvre originale, il porte aussi la patte incontestable de son auteur.

Frankie et Johnny : quand deux rayons de lune s’invitent dans la nuit

Sorti au début des années 90, "Frankie et Johnny" réunissait à nouveau deux acteurs de premiers choix : Al Pacino et Michelle Pfeiffer, après "Scarface", pour une comédie romantique authentiquement touchante, au petit goût de rétro hollywoodien. La simplicité de l’ensemble fait mouche, et la performance des deux stars se révèle particulièrement convaincante.

Jacquot de Nantes : au commencement de la rivière

"Jacquot de Nantes" est un film hybride. Un film de tendresse et de poésie. Un film documentaire, un film de famille, un film sur la famille. Un film sur l’enfance, sur la guerre, sur la mémoire et, bien sûr, sur le cinéma et sur la manière dont naissent les vocations. C’est enfin et surtout un film qui crée un lien tangible entre l’univers de deux cinéastes immenses du XXe siècle.

THX 1138 : la naissance de George Lucas

En passe de recevoir une palme d’or d’honneur à la clôture de cette 77e édition du Festival de Cannes, George Lucas a longtemps été un référent de la pop culture et de la science-fiction. Retour sur un petit bijou du Nouvel Hollywood, dont le cinéaste californien fait partie des pionniers. Et quoi de mieux que de revenir sur son tout premier long-métrage, qui contient notamment les prémices de sa célèbre saga d’une autre galaxie. "THX 1138" est une dystopie qui chasse le peu d’humanité qui reste dans une société où les désirs et la liberté sont régulés, voire prohibés.

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