Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
C'est parti pour une deuxième séance de nos cinéphiles du dimanche. Une fois par mois, quelques uns de nos rédacteurs vont se réunir pour disserter, analyser et vous faire part d'une petite sélection de films vus ou revus dernièrement. Pour ce mois de septembre, on vous parle de joyeusetés comme Paper Moon, Inside Man ou Welfare.
Avec La nuit nous appartient, James Gray revisite le film noir par le prisme de la tragédie classique, et propulse son cinéma sur la voie de la maturité.
Sorti il y a déjà 25 ans, le premier long métrage de James Gray, Little Odessa, reste toujours aussi fascinant. La maîtrise de la mise en scène transforme une histoire de tueur à gages en une tragédie familiale éblouissante, interprétée avec maestria. Retour sur un chef d’œuvre qui marqua le point de départ d'une belle carrière.
Creusant avec brio la thématique de l'apocalypse nucléaire, Point Limite impressionne notre imaginaire autant qu'il questionne notre vision de la politique. Un film majeur.
Manoir isolé au milieu d'un marécage, malédiction planant sur une famille, cavaliers fantômes chevauchant au loin : La Chasse Sauvage du roi Stakh nous plonge dans une ambiance gothique en pleine Biélorussie. Une curiosité du cinéma soviétique de la fin des années 70.
Avant de nous délivrer ses toiles les plus célèbres, Mizoguchi affûte son art, distille émotion et empathie à travers l'image, et place la femme au cœur de son cinéma.
Sorti en 1932, La maison de la mort (connu aussi sous le titre Une Soirée étrange) est une des références du film gothique, avec son manoir perdu dans la campagne galloise, le serviteur monstrueux et les inavouables secrets de famille. Un classique que Carlotta nous permet de revoir sur grand écran, en copie restaurée.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.