Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
Explorant superbement les possibilités du western, bousculant ses codes tout en distillant surprise et émotion, 3h10 pour Yuma nous rappelle combien le talent de Delmer Daves était immense. Un classique intemporel !
Le Roi des rois : le titre est déjà tout un programme. Il annonce que la vie du Christ nous sera racontée selon un point de vue pour le moins original : celui de la politique. Dans un registre qui ne lui est pas familier, le grand réalisateur Nicholas Ray signe un film aussi beau qu'intelligent.
Après Moloch (consacré à Hitler) et Taurus (Staline), le réalisateur russe Aleksandr Sokourov réalise, avec le Soleil, un film sur Hiro-Hito et, en filigrane, une réflexion subtile sur le pouvoir et le rapport entre le dirigeant, son pays et son peuple.
Dans Les Carrefours de la ville (City Streets), classique du film noir teinté de romantisme hollywoodien réalisé par Rouben Mamoulian en 1931, le jeune Gary Cooper s’affirme sous les traits d’un élégant cow-boy au cœur tendre, rôle façonnant déjà la virilité gracieuse du séducteur et la silhouette imposante du héros américain qu’il incarnera à l’écran jusqu'à la fin des années 1950. À ses côtés, Sylvia Sidney est étincelante en complice ingénue. Une œuvre caractéristique de l'âge d'or de la turbulence qui, de par ses apports techniques et esthétiques, appartient à l'histoire du cinéma.
S'il n'était qu'un western mexicain à découvrir ce serait celui-là. Téquila et sombréros seront de rigueur pour aborder cette sombre histoire de vengeance sous le soleil implacable du Mexique. Arriba arriba !
À l'instar des 101 Dalmatiens ou de La Belle et le Clochard, Les Aristochats est un classique éternel où chansons jazzy, dessins crayonneux et personnages mémorables se mélangent pour offrir un spectacle drôle et élégant, à l'arrière-plan social bien moins démodé qu'on pourrait le croire.
« Myrtle -Je ne suis pas moi-même. Je l’ai été mais je ne le suis plus. Maurice -Mais qu’est ce que tu attends de moi[…]? […]-Je suis Superman! Je suis Superman !Myrtle- Tu es si étrange ! Et tu me fais sentir veille. Maurice -Je suis si fort, tu ne peux même pas savoir ! Je suis...Superman !Nous ne sommes pas nous-mêmes.[…] » ( Opening Night, Gena Rowlands et John Cassavetes, 1977)
Grand classique du western, Rio Bravo représente également le meilleur d’Howard Hawks, en réalisant la synthèse parfaite de son approche narrative et de ses thématiques, de son humanisme et de son goût pour le grand divertissement.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.