Films Classiques

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.

Después de Lucia : Prix Un Certain Regard 2012

En 2012, le prix Un Certain Regard du Festival de Cannes est attribué à Michel Franco pour son film Después de Lucia. Un véritable film coup de poing qui traite du silence face au harcèlement au lycée et ses conséquences.

L’Odeur de la papaye verte : Caméra d’or 1993

Hymne aux tâches féminines, L’odeur de la papaye verte est la chronique nostalgique et poétique d'un exilé qui se souvient.

Polisse de Maïwenn : Prix du Jury Cannes 2011

Lorsqu'elle reçoit le prix d'interprétation féminine pour Mon Roi (2015), Emmanuelle Bercot déverse une émotion palpable, presque "trop" envahissante pour certains. Elle a été prise dans le dispositif émotif à la Maïwenn où tout explose, où l'affect est roi. Polisse, son film le plus intime à ce jour dit-elle, n'échappe pas à la règle. Il avait marqué le festival de Cannes 2011 dont il est reparti avec un Prix du Jury. 

Monsieur Fabre, de Henri Diamant-Berger

Jean-Henri Fabre était non seulement un scientifique d'exception mais également une personnalité hors norme. Découvrez ce personnage attachant magnifiquement interprété par Pierre Fresnay.

Possession d’Andrzej Zulawski : l’appât du mal

Certains longs métrages laissent une trace indélébile dans l’esprit du spectateur. Des films qui épuisent leur forme réaliste pour s’engouffrer dans une dynamique du fantastique et toucher de près la transcendance. Possession fait partie de ces œuvres poreuses, grinçantes et vulnérables, qui s’immiscent de surcroît dans la désintégration viscérale d’un couple où une frénésie exécrable aura raison de leur vie.

Liste de confinement #3 : Le Dernier des hommes, Jackie, Embrasse-moi, idiot!…

Pendant cette période de confinement, la rédaction du Magduciné vous conseille une petite liste de films à (re)voir. Allant du magnétique Jackie de Pablo Larraín à la comédie Embrasse-moi, idiot ! de Billy Wilder, jusqu'au sublime Le Dernier des hommes de Friedrich-Wilhelm Murnau, vous avez de quoi faire.

L’Ironie du sort : inconnu à cette adresse ?

il suffit d'une nuit d'ivresse et de quelques immeubles trop identiques pour que naisse une improbable rencontre amoureuse. Sorti en pleine URSS de l'ère Brejnev, L'Ironie du sort, d'Eldar Riazanov, est devenu un film culte, diffusé tous les ans pour Nouvel An à la télévision russe.

Liste de confinement #2 : La Flor, Thunder Road, Tetsuo…

Pendant cette période de confinement, la rédaction du Magduciné vous conseille une petite liste de films à (re)voir. Allant de la symphonie La Flor de Mariano Llinás au chaotique et viscéral Tetsuo de Shinya Tsukamoto jusqu'au sublime Les musiciens de Gion de Kenji Mizoguchi, vous avez de quoi faire.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.