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Top Films 2025 : les meilleurs films selon la rédaction

En 2025, le cinéma a révélé une vitalité rare : entre gestes d’auteurs affirmés, récits intimes, propositions radicales et nouvelles voix, l’année compose un paysage foisonnant où mémoire, doute et réinvention se croisent sans cesse. À travers ce top, la rédaction du Mag du Ciné dresse un état des lieux du cinéma contemporain, entre œuvres marquantes, visions singulières et explorations formelles qui témoignent d’un art toujours en mouvement.

Ces scènes de l’imaginaire, du rêve, qui nous fascinent, nous subjuguent

Entre rêve et réalité, le cinéma nous offre des scènes suspendues qui fascinent et subjuguent. De Huit et demi à Edward aux mains d’argent, de Life of Chuck à Le Vent se lève, ce dossier explore l’imaginaire et l’onirisme des grands auteurs, où la magie des images nous émerveille et nous surprend.

Les références et clins d’œil dans Beetlejuice Beetlejuice de Tim Burton

Découvrez les nombreux clins d'œil et références cachées dans Beetlejuice Beetlejuice de Tim Burton, un hommage à ses films iconiques. Un décryptage détaillé des allusions et hommages qui ravira les fans de longue date et les nouveaux venus

Les Voyages de Gulliver, à la découverte des royaumes imaginaires

Les Voyages de Gulliver sont parus d'abord dans une version censurée : c'est dire à quel point l'auteur, Jonathan Swift, n'avait pas ménagé ses critiques contre la politique britannique. Swift invente plusieurs royaumes imaginaires pour mieux se moquer, parfois sévèrement, de ce qui se passait à Londres. En plus d'être une parodie de roman de voyages, Les Voyages de Gulliver constituent un formidable pamphlet politique.

La trilogie de la haine de Sion Sono : la saut de l’ange

Dans la représentation d’un système qui s’engouffre dans ses propres commodités, Sion Sono est un poil à gratter comme il y en a peu. Le prolifique cinéaste japonais, connu pour des œuvres telles que Suicide Club ou même Why Don't You Play in Hell?, aime à travers ses films mettre un coup de pied dans la fourmilière d’une société japonaise asphyxiée par son train de vie infernal et sa déshumanisation progressive. 

Les Furtifs d’Alain Damasio : un combat littéraire et alternatif

Avec Les Furtifs, Alain Damasio continue son exode littéraire dans les contrées dystopiques d’une société aliénée et viciée par sa technocratie insidieuse et liberticide. 

Nous Autres, d’Evguenii Zamiatine : le totalitarisme mathématique

Publié en 1920 par un ancien membre du Parti Bolchévik, Nous Autres va marquer la littérature du XXème siècle en influençant aussi bien Orwell que Huxley. Evguenii Zamiatine y décrit une société dystopique construite uniquement sur les mathématiques, avec des citoyens réduit à des nombres dépourvus d'individualité et bientôt privés d'imagination. Un roman aussi intelligent que bien écrit.

La Montagne sacrée, d’Alejandro Jodorowsky : la mystique pour pulvériser l’ordre établi

La Montagne sacrée est un trip, un film coup-de-poing, une expérience sensorielle et mystique déroutante. À l’image de son twist final, le film de Jodorowsky brise les codes du début à la fin, interrogeant la réalité et le rapport aux images dans une quête d'immortalité qui est, avant tout, un long chemin vers l'acceptation de la mort.

L’an 01, un jour pour tous les rassembler

10 ans après le joli mai de Chris Marker, l'an 01 boucle à sa façon les recherches archéologiques de tous les cinéphiles se demandant ce qu'on a foutu de Mai 68 au cinéma : la réponse est digne d'un Saladin. Rien... Et tout.

« Le Meilleur des mondes » : l’individu effacé, la communauté exacerbée

"Le Meilleur des mondes" fut rédigé en 1931 et publié en 1932, pendant la Grande Dépression. Il apparaît donc antérieur au nazisme, à la Seconde guerre mondiale et à "1984". Dans une anticipation éclairée, Huxley va toutefois en préfigurer certains aspects, tout en allant recueillir chez Platon ou dans la philosophie utilitariste des concepts aussitôt parés d'une noirceur crépusculaire.

Les Compagnons de la marguerite et la société libérée vue par Jean-Pierre Mocky

Le cinéma de Jean-Pierre Mocky est d'une forte cohérence politique, qui s'exprime aussi bien au sein de ses films noirs que de ses comédies. Les Compagnons de la marguerite, film sorti en 1967, avec Francis Blanche, Claude Rich et Michel Serrault, est une belle illustration de ces idées politiques, selon lesquelles les citoyens doivent se libérer d'une vision trop restreinte de la vie.

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« Les Saiyans (Tome 3) » : tour de force

Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.

« Mussolini – Avanti Popolo » : le Duce au bord du vide

Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.

« Agnès la Chevaleresse » : la fantasy à la langue bien pendue

Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.

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À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.