Dossiers

Le cinéma dans la peau, de l’écran à la plume

Le cinéma est un langage construit, 24 mensonges par seconde, et écrire sur lui est une manière de prolonger cette fabrication tout en se découvrant soi-même. Que représente le cinéma ? Comment le traduire par des mots ? Qu’est-ce que l’exercice révèle de soi ? À travers ces témoignages personnels, les rédacteurs du Mag du Ciné explorent leur relation intime à l’écriture critique, entre perception, émotion et identité.

Top Films 2025 : les meilleurs films selon la rédaction

En 2025, le cinéma a révélé une vitalité rare : entre gestes d’auteurs affirmés, récits intimes, propositions radicales et nouvelles voix, l’année compose un paysage foisonnant où mémoire, doute et réinvention se croisent sans cesse. À travers ce top, la rédaction du Mag du Ciné dresse un état des lieux du cinéma contemporain, entre œuvres marquantes, visions singulières et explorations formelles qui témoignent d’un art toujours en mouvement.

Ces scènes de l’imaginaire, du rêve, qui nous fascinent, nous subjuguent

Entre rêve et réalité, le cinéma nous offre des scènes suspendues qui fascinent et subjuguent. De Huit et demi à Edward aux mains d’argent, de Life of Chuck à Le Vent se lève, ce dossier explore l’imaginaire et l’onirisme des grands auteurs, où la magie des images nous émerveille et nous surprend.

The Fall, le cascadeur et le conteur d’histoires

Réalisé en 2006 par Tarsem, The Fall est avant tout un film sur le cinéma, qui nous conte la double histoire du cascadeur Roy et de la petite Alexandria, tous deux hospitalisés suite à une chute. A travers cette histoire, Tarsem nous montre la fonction première du cinéma comme œuvre d'art totale (au même titre que l'opéra) : raconter au spectateur une histoire à la rencontre de différents médias, images, théâtre, musique, photographie, etc.

Le dédoublement de l’actrice dans Persona et Sils Maria

Les films aiment parler de films, et les deux actrices de Persona et Sils Maria, Liv Ullman et Juliette Binoche, représentent ces actrices qui jouent des rôles. Deux films sur le dédoublement qui jouent aussi sur la métafiction du cinéma.

L’Homme à la Caméra : Dziga Vertov et la prise de conscience des spectateurs

A travers une journée dans la ville d'Odessa, Dziga Vertov filme, avec L'Homme à la Caméra, un manifeste du cinéma soviétique, le sommet de sa carrière (avant que les avant-gardes si prolifiques dans les années 20 ne soient désavouées par Staline).

The Artist de Michel Hazanavicius : faire parler le cinéma

The Artist est le grand film français de ces dernières années sur le cinéma ayant eu un retentissement mondial. Couronné d'un Oscar, le film fait figure de regard officiel sur notre cinéma, celui en noir et blanc et sans parole. Un cinéma que le réalisateur mystifie, jusque dans les corps glorieux de ses acteurs autant que dans leurs déconvenues. Retour sur le regard porté sur le cinéma par The Artist pour notre cycle d'octobre.

Zombie, de George A. Romero (1978) : fin du monde dans une société de loisir

Si la zombie apocalypse constitue une catégorie particulière de représentation de la fin du monde, ce n’est pas tant à cause du phénomène à l’origine de la résurrection des morts – expliquée de diverses manières dans les nombreuses fictions se réclamant du genre – mais par le miroir hideux qu’il tend à nous autres, êtres humains.

L’Œuf de l’ange (1985), de Mamoru Oshii : du déluge à l’apocalypse, une parabole biblique de l’humanité

L’apocalypse ne va pas forcément de pair avec l’idée de fin du monde dans le fracas et les cris. L’Œuf de l’ange de Mamoru Oshii, sous forme de parabole biblique, propose au contraire une errance silencieuse et mélancolique où l’apocalypse est comme une coquille d’œuf qui se brise : elle rime avec la perte d’une intériorité que l’on n’a pas su protéger.

La Jetée de Chris Marker : l’apocalypse du souvenir

L’apocalypse chez Chris Marker, qu’elle soit tangible ou imaginaire, se finit par une mort certaine. Dans un monde, notamment Paris, dissout par une attaque nucléaire qui a rendu toute vie terrestre impossible à cause de la trop haute radioactivité dans l’air, l’humanité est devenue comme une souris dans une cage.

Prédictions : Alex Proyas met en scène l’Apocalypse biblique

Dans le cadre de notre cycle consacré à l'Apocalypse au cinéma, retour sur le très sous-estimé Prédicitons, d'Alex Proyas, avec Nicolas Cage et Rose Byrne, un film qui se base sur l'imaginaire de la fin de l'humanité issu des textes bibliques.

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En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.