Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Premier long-métrage de Chie Hayakawa, Plan 75 évoque une des grandes problématiques de la société Japonaise. La cinéaste évoque le vieillissement de la population et l'abandon de toute un tranche de la population. Ce récit d'apparence Dystopique, n'a que de science-fiction le concept du Plan, le rendant d'autant plus troublant d'authenticité.
Seule la joie est la rencontre de deux femmes prostituées qui se découvrent une passion amoureuse. Tourné au corps à corps, du sexe cru aux étreintes sentimentales, le film dresse deux portraits écorchés et magnifiques, souvent "trop" mais qui vont vers la joie. Une belle ode à l'amour fou, poétique et sensoriel, malgré la crudité frontale de certaines scènes.
En 1992, Régis Wargnier signait avec « Indochine » son œuvre phare. Nourrie des récurrences du cinéaste, la fresque offrait à Catherine Deneuve l’un de ses rôles majeurs.
Comédie musicale barrée, récit dantesque d'une histoire d'amour sensuelle et poétique, sur fond de fantaisie drôlesque. Voici ce que l'on pourrait dire de Feu follet - si l'on se risquait à le présenter. Inclassable et hybride, le film de João Pedro Rodrigues s'affirme comme un joyeux foutoir cinématographique. Et ce pour notre plus grand plaisir !
Tout le monde aime Jeanne est un film original, drôle et sensible où on redécouvre Blanche Gardin dans son meilleur rôle à ce jour, et où on découvre la petite musique du cinéma de Céline Devaux.
Nous pensions avoir de l'espoir avec Robert Zemeckis à la tête de cet énième remake live d'un classique Disney. Nous nous retrouvons finalement avec la pire adaptation du genre. Cette dernière accumulant une mise en scène terriblement plate, des effets visuels effroyables et un incroyable manque de magie.
Énigmatique et enivrant, le dernier film de Léa Mysius, Les Cinq Diables, nous transporte dans un univers à cheval entre le mystique et la réalité avec comme fil conducteur : l’odorat.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.