Le Nouveau Jouet, Un Jamel Comedy Club d’1h50 ?

Critique cinéma du film le Nouveau Jouet sous la forme d’une interview imaginaire.

Robin est médecin et les choses ne vont pas fort. Heureusement, il peut compter sur de bons moments avec son fils, Simon. Pour lui faire plaisir, il l’emmène au cinéma voir la réadaptation d’un film culte : Le Jouet. Robin adore ce film de Francis Veber, sorti en 1976 et il craint énormément cette nouvelle version. James Huth, le réalisateur du film, n’est pas l’un de ses réalisateurs favoris, contrairement à Simon qui considère Brice de Nice comme son film préféré. Nos équipes du MagDuCiné ont pu interviewer notre duo à la sortie de la salle. Visiblement, l’expérience leur a plu, à tous les deux. 

CETTE INTERVIEW EST TOTALEMENT FICTIVE. IL S’AGIT BEL ET BIEN D’UNE CRITIQUE DU FILM, IMAGINÉE SOUS FORME DE DIALOGUES. 

Le Mag : Bonjour, vous sortez du Nouveau Jouet ?

Robin : Exactement.

Le Mag : Auriez vous quelques minutes pour répondre à nos questions ?

Robin : Oui, bien sûr !

Le Mag : Merci beaucoup ! Vous, monsieur, avez-vous vu le film original ?

Robin : Oh oui, c’est un de mes films de cœur. A vrai dire, je redoutais pas mal ce nouvel épisode. Il faut dire que, pour nous, le jouet, c’est Pierre Richard. Et de manière générale, je ne suis pas un grand fan des remakes.

Le Mag : Je comprends. Avez-vous été séduit par cette nouvelle vision ?

Robin : Plutôt, oui. Je suis même très agréablement surpris. Les bases sont les mêmes, mais certaines choses sont vraiment différentes. Les deux jouets ne viennent pas du même milieu, ca rajoute d’autres enjeux au film, d’autres vannes. Bien sur, le réalisateur a gardé certaines scènes, mais globalement, ça fonctionne.

Le Mag : Et Jamel Debbouze, est-il parvenu à vous faire oublier Pierre Richard ?

Robin : Oui et non. Disons que c’est un peu le Jamel Comedy Club pendant 1h50. Le film lui est presque totalement dédié. Il a participé au scénario, ça se voit immédiatement. Les gens qui ne l’aiment pas grinceront souvent des dents, vu la place qu’il occupe à l’écran. Mais c’est le personnage principal, c’est normal. Puis, bon, je ne veux pas le comparer à Pierre. Ce sont deux grands artistes qui apportent chacun une vision différente. Dans l’ensemble, j’ai beaucoup ri et c’est souvent grâce à lui.

Simon : Oui! il est trop marrant, Jamel! Mais celui qui joue le papa aussi est trop marrant !

Robin : Daniel Auteuil, mon chéri. Oui, il est super! Dommage, on ne le voit pas assez. Mais toutes ses scènes sont géniales. L’alchimie qu’il a avec Jamel fait plaisir à voir, franchement.

Le Mag : Et toi, petit ? Tu as aimé le film ?

Simon : C’est le meilleur film que j’ai vu ! J’ai beaucoup rigolé. Le fils a une chambre de dingue ! J’aimerais trop avoir la même. La maison est super grande, aussi ! Quand je serai grand, j’aurai une maison comme ça. Il a même un lit qui vole… moi j’ai un lit superposé, mais que le posé.

Robin : La maison est très impressionnante, c’est vrai. Il y a un joli sens du décor. C’est la vision fantasmée ultime d’une maison de milliardaire. Mais j’espère que tu as compris le message du film, Simon.

Simon : Oui, que c’est la famille le plus important et pas l’argent. Et qu’il faut dire Je t’aime !

Robin : Tu pourrais me le dire, là ?

Simon : Non, mais arrête, p’pa! Là, y a du monde..

Le Mag : Justement, ce message est ici porté par le personnage d’Alexandre, le fils. Qu’avez vous pensé de sa prestation ?

Simon : Ben, c’est bizarre. Au début, il est méchant et après, il devient gentil d’un coup.

Robin : L’acteur a quelques difficultés, je trouve. Il joue mal au début, puis s’améliore. Mais comme le dit Simon, il y a un léger souci de cohérence avec son évolution. Disons que sa mentalité change un peu trop vite. Après, ce n’est pas le seul qui souffre de ce problème dans le film. Bon, rien de bien gênant. Les blagues fonctionnent bien. Mais encore une fois, heureusement que Jamel est là.

Le Mag : En dehors de la relation entre les trois personnages principaux, qu’avez-vous pensé de l’histoire du film ?

Simon : L’actrice qui joue la copine de Jamel est trop belle !

Le Mag : Et à part la beauté d’Alice Belaidi ?

Robin : Rien de vraiment extraordinaire, mais ça marche. On comprend les motivations des personnages, les blagues fonctionnent. C’est assez gentillet dans l’ensemble. Il n’y a pas de méchant, pas de grande remise en question. On vient voir une comédie, on en sort après avoir bien rigolé. C’est le plus important à mes yeux. J’ai vraiment ri, beaucoup.

Le Mag : Et qu’avez vous pensé de la réalisation globale du film ?

Robin : C’est un peu frustrant. James Huth sait faire de sublimes images. Lucky Luke est magnifique, avec de vraies idées, même si je n’aime pas du tout le film. Là, c’est souvent banal. Maitrisé, mais banal. Parfois, il y a quelques mouvements de caméra très originaux et bien trouvés, mais ils sont assez rares. C’est plutôt dans les décors, les détails et surtout pour tout le bonheur qu’il dégage que le film vaut le coup.

Le Mag : Vous pensez qu’il peut vraiment faire du bien au moral ?

Robin : Oui, assurément ! Je pense que beaucoup vont en dire du mal, sans même l’avoir vu. Les gens ont du mal avec les comédies françaises. Quand on lit les critiques spectateurs, on comprend que la plupart n’y sont pas allés. Ils critiquent l’existence même du long métrage, par rapport au Jouet de 1976. Ne vous fiez pas aux avis, faites-vous le vôtre. Moi, j’ai passé un super moment.

Simon : On l’achètera en Blu-Ray ? Hein, papa ?

Robin : Si tu as de bonnes notes, à l’école, on verra.

Le Mag : Merci beaucoup pour vos réponses. Au revoir.

Le Nouveau Jouet : Bande annonce

https://www.youtube.com/watch?v=5GYxi69htGM

Fiche Technique : Le Nouveau Jouet

Réalisation : James Huth
Scénario : James Huth / Jamel Debbouze / Sonja Shillito
Avec : Jamel Debbouze / Daniel Auteuil / Alice Belaidi / Simon Falliu
Genre : Comédie
Durée : 1h52
Sortie : En salles depuis le 19 Octobre 2022

Note des lecteurs0 Note
3.8

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

« L’Odyssée » de Christopher Nolan, un spectaculaire voyage intérieur

On l'attendait depuis trois ans ! "L'Odyssée" débarque cette semaine sur nos écrans. Une épopée mythologique sensationnelle qui redore enfin le blason du péplum. Délaissant le pouvoir des dieux au profit des tourments d'un homme, Ulysse, incarné par Matt Damon, Christopher Nolan représente le retour à Ithaque comme un labyrinthe mental inextricable.

The Last Viking : une bande à part

"The Last Viking" suit deux frères, Mads Mikkelsen et Nikolaj Lie Kaas, dans une forêt danoise où un magot enterré cache surtout de vieux souvenirs. Anders Thomas Jensen y mélange polar et comédie tendre, entre fausse reformation des Beatles et vraie thérapie de groupe.

La chaleur : l’adolescence en mode atone ou l’art de filmer le vide

Faut-il filmer l'ennui pour le faire exister ? Stéphane Demoustier avec son dernier opus "La chaleur" en fait le pari, avec une délicatesse certaine, mais au risque d’engluer son spectateur dans la torpeur même de son héros.

« Vaiana, la légende du bout du monde » n’est pas le pire remake, mais c’est de loin le plus inutile

"Vaiana, La légende du bout du monde" (2026), remake live-action de Disney, déçoit sur toute la ligne. Animation ratée, prestations fades de Dwayne Johnson et Catherine Laga'aia, effets visuels décevants malgré un budget de 250 millions de dollars... un naufrage face à l'excellent film original.

L’Espèce explosive : Alexis Manenti électrise le film braque de Sarah Arnold

Avec "L’Espèce explosive", Sarah Arnold dynamite les codes de la comédie rurale. Un film déglingué, détonant et drôle, tendre et imprévisible, porté par un Alexis Manenti éblouissant de chaos. Un cinéma vigoureux et téméraire !
Dimitri Redier
Dimitri Redierhttps://www.lemagducine.fr/
Film préféré (Gladiator) - Série préférée (Mr Robot) - Acteur préfére : (Benedict Cumberbatch) - Actrice préférée (Emma Stone) - Réalisateur préféré (Denis Villeneuve) - Jeu vidéo préféré (The Last of Us 2) - Plat préféré (Les sushis…ça n’a aucun rapport mais je suis sûr que vous vous posiez la question)

« L’Odyssée » de Christopher Nolan, un spectaculaire voyage intérieur

On l'attendait depuis trois ans ! "L'Odyssée" débarque cette semaine sur nos écrans. Une épopée mythologique sensationnelle qui redore enfin le blason du péplum. Délaissant le pouvoir des dieux au profit des tourments d'un homme, Ulysse, incarné par Matt Damon, Christopher Nolan représente le retour à Ithaque comme un labyrinthe mental inextricable.

The Last Viking : une bande à part

"The Last Viking" suit deux frères, Mads Mikkelsen et Nikolaj Lie Kaas, dans une forêt danoise où un magot enterré cache surtout de vieux souvenirs. Anders Thomas Jensen y mélange polar et comédie tendre, entre fausse reformation des Beatles et vraie thérapie de groupe.

La chaleur : l’adolescence en mode atone ou l’art de filmer le vide

Faut-il filmer l'ennui pour le faire exister ? Stéphane Demoustier avec son dernier opus "La chaleur" en fait le pari, avec une délicatesse certaine, mais au risque d’engluer son spectateur dans la torpeur même de son héros.