Critiques films

« Spider-Man : Brand New Day » s’entoile encore trop dans le MCU, malgré d’excellentes qualités

"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.

Le Triangle d’or : sous le palais, la cage

Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz. 

I Want Your Sex : l’apocalypse fait de la résistance

Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.

Daaaaaalí ! : l’extravagance à la 6e personne ou la jouissance du phénomène acteur, ça c’est Dupieux !

Dans Daaaaaali ! Dupieux filme avec une gourmandise grave et une cohérence folle les gouffres du narcissisme et les souffles de la pulsion scopique. Et son sujet, les absurdes grandiloquences de Dali, coïncident parfaitement avec son projet : jouir sans relâche de filmer le phénomène ACTEUR.

Pense à moi : À la recherche de l’équilibre entre matérialité et poésie, le défi de l’inclusion du spectateur

Le spectateur, lors de la projection du long métrage, est ainsi confronté à une question essentielle : « Qui accomplit la tâche de récupérer ce que nous donnons ? Qui s'engage dans la mission de remettre en marche ce que les gens délaissent ? » C'est cette interrogation à laquelle la réalisatrice se consacre, tout en explorant également les lieux, les espaces et les dynamiques sociales.

La zone d’intérêt, le film choc de Jonathan Glazer

La Zone d’intérêt, du britannique Jonathan Glazer est un film exigeant et ambitieux qui veut parler de la Shoah d’une autre manière. S’appuyant de loin sur le livre éponyme du gallois Martin Amis, le cinéaste déroule sa propre grammaire cinématographique pour évoquer Rudolf Höss et sa famille, des chantres du nazisme, et des rois incontestés du déni. Glaçant et fascinant à la fois.

Amelia’s Children : maudits par le sang

Présenté en première nationale sur le site montagneux de Gérardmer il y a une semaine à peine, Amelia's Children arrive en première ligne dans nos salles afin de garantir des frissons authentiques. Gabriel Abrantes peut se targuer d’avoir le sens du détail et de la mise en scène dans cette première incursion dans le genre horrifique. Et autant dire que les comédiens qui hantent la vieille bâtisse familiale de l’intrigue savent se mettre à la hauteur de ces exigences.

Argylle, Bons baisers de tuerie

Matthew Vaughn. De tous les réalisateurs dont on identifie facilement la patte, difficile de ne pas remarquer la sienne. Action survoltée et déjantée, intrigues loufoques et protagonistes hauts en couleur, le papa de Kick-Ass a su conquérir le cœur des fans en quelques films seulement. Avec Argylle, le réalisateur espère lancer une nouvelle franchise. Disons-le, on reste loin du chef-d'œuvre de 2015. Heureusement, Argylle est différent et a d'autres nombreuses qualités à offrir.

Stella, une vie allemande : le film controversé de Kilian Riedhof

Stella, une vie allemande, de Kilian Riedhof, tente une mission difficile de mise en garde contre les nouveaux démons de l’Europe en remettant en selle un personnage honni, une Juive prenant part au génocide nazi. Sa question lancinante est « que feriez-vous face à l’horreur d’un choix impossible ? »

Nicky Larson – City Hunter : Angel Dust, les enfants du démon

Loin d’être le énième chapitre opportuniste et isolé d’une licence qui n’avait sans doute plus rien à apporter, ce Nicky Larson – City Hunter : Angel Dust dément ce jugement hâtif. C’est en effet un plaisir collectif de retrouver le nettoyeur de Shinjuku revenir au top de sa forme, malgré des gimmicks qui freinent parfois les élans épiques et scénaristiques. Avec encore un peu plus de liberté dans l’écriture, le développement de cet univers atteindra son paroxysme. Ce dernier volet en date met tout en œuvre pour y parvenir.

Iron Claw : fratrie, malédiction, emprise, testostérone et catch… Sans match !

À chaque fois c’est certes différent, mais il manque une nouvelle fois ce fameux « je-ne-sais-quoi » qui fait l’étoffe des grands films à ce nouvel opus de Sean Durkin après Martha, Marcy, May, Marlene et The Nest. Traitant de nouveau de l’emprise - mais à travers un prisme différent - pour son troisième film, il se heurte à son script trop linéaire qui voit la seconde partie n’être qu’une accumulation de tragédies redondantes à la longue. Cette saga familiale dans le milieu si singulier du catch n’en demeure pas moins plaisante grâce notamment à son incroyable casting dominé par un Zac Efron transfiguré.

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Le rayon invisible, sauf des initiés

« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

S.O.S. Bonheur, intégrale où la C.A.G. intrigue

« Je suis désolé, M. Robin-Dulieu, mais j’ai reçu l’ordre de ne plus vous laisser entrer au ministère. »

« Les Gendarmes : L’album du film » : en coulisses

À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma. 

« L’Odyssée » : un monument de la littérature adapté en BD

Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif. 

L’homme gribouillé, à l’aspect monstrueux

« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ? - Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de… - Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ? - Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh… - Répugnant. Oui - … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a… - … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble ! - Franchement, je préférerais pas… - Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard. - Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »