"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Auréolé outre-Atlantique d’un retour autant critique que public dithyrambique, le plaçant derechef comme un solide concurrent aux Oscars, et ce malgré son absence manifeste aux Golden Globes...
Taken 3 n’est pas le meilleur film d’action, perdant ses nombreux atouts de divertissement bien calibré dans une réalisation véritablement mauvaise mais il remplit son cahier des charges en livrant au public une enquête simple et entraînante à suivre.
On retrouve la simplicité des films du studio Ghibli, avec l'éloge de la vie au grand air, loin de ses grandes villes polluées, détruisant le métabolisme de l'être humain, tout en le rendant superficiel.
The Voices est un hybride, un film transgenre. Si on rit franchement, on est aussi plongé en plein gore. Le film est un petit bijou d'humour noir, une oeuvre profondément décalée.
The Smell of Us, le dernier film de Larry Clark film une jeunesse française paumée, une lente descente aux enfers lors de soirées trash "youth, sex, drugs & rock'n'roll"...
Le film semble tout droit sorti d'un temps indéfinissable où l'on filme encore les premiers regards amoureux avec l'actrice le rose aux joues, où les amoureux se convoitent de loin, font du manège ensemble avant de s'embrasser pour la toute première fois devant un magnifique feu d'artifice.
Les Nouveaux Héros s'inspire du comics Marvel du même nom, le premier film d’animation Disney à transposer à l’écran l’univers Marvel est nerveux, visuellement réussi, rythmé, amusant et émouvant.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.