Critiques films

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Following, le suiveur – Un film de Christopher Nolan : Critique

Christopher Nolan livre une première œuvre tout simplement bluffante de maîtrise tout en imposant son style scénaristique.

Things People Do, un film de Saar Klein – Critique

Metteur en scène est un métier qui ne s'improvise pas, et des scories apparaissent bien trop souvent dans les copies de ces curieux qui ont voulu s'essayer au rôle de calife à la place du calife.

Charlie Mortdecai, un film de David Koepp – Critique

Objectivement, il faut bien reconnaître que Johnny Depp cabotine à fond mais, dans les rares scènes où il n'en fait pas des caisses, parvient à rendre son personnage sympathique, et à déclencher quelques fous rires.

Cops – Les Forces du désordre, un film de Luke Greenfield : Critique

Le film est un pur divertissement. Il a pour seul objectif de nous permettre de nous empiffrer de pop-corn, de sodas et de reposer nos neurones.

Suite Française, un film de Saul Dibb : critique

Suite Française, un film touchant, une belle fresque romanesque magnifiée par des interprètes pudiques et sensibles.malgré son classicisme...

Someone You Love, un film de Pernille Fischer Christensen – Critique

Des histoires familiales compliquées au cinéma, il y en a des centaines, on attendait de Someone You Love une approche plus « scandinave » du thème de l’abandon paternel et de la rédemption, dans le style peut-être du grand Ingmar Bergman.

Foxcatcher, un film de Bennett Miller : Critique

A travers ce drame, adapté de l’histoire vraie de John du Pont, mégalomane assassin et grand amateur de sport, Bennett Miller apporte sa pierre à la démystification de ce pays, en mettant à mal le rêve américain...

Nobody knows, un film de Hirokazu Kore Eda : Critique

Dans « Nobody Knows » Kore Eda prend sont temps, s’attarde, s’arrête parfois même, voulant à tout prix graver l’histoire de ces quatre enfants.

Newsletter

À ne pas manquer

Le Principe de Wellington : l’aveu en énigme

Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

« Géographie du rap » : musique périphérique

Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.

« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.