Critiques films

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Sorda : des liens au-delà du silence

Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.

Vivaldi et moi : tutti per la musica

Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…

Marie Heurtin, un film de Jean-Pierre Améris : critique

Si ce film ne révolutionnera pas l'histoire du cinéma, il est un moment d'une beauté indéfinissable. Il prend le temps, à l'heure où tout bousille, d'observer, écouter, sentir, tout ce qui nous entoure, de s'en enivrer.

Martha Marcy May Marlene, un film de Sean Durkin : Critique

Un long-métrage indépendant, loin du faste des studios, attachant, passionnant mais aussi troublant, qui a su dévoiler le talent d’une toute nouvelle comédienne.

Quand vient la nuit, un film de Michaël R Roskam – Critique

Quand vient la nuit ne restera certainement pas comme un des étalons du genre, et pâlit de la comparaison avec d'autres œuvres adaptées de Lehane (Mystic River mais aussi Gone, Baby Gone ou Shutter Island, dans un style différent)

La Partition inachevée, un film de Goran Paskaljevic : Critique

En guise de retour, après quelques années d’exil politique, le réalisateur serbe Goran Paskaljevic décide de s’attaquer à un sujet plus que délicat, que le cinéma local a peu traité (hormis l’incontournable Underground d’Emir Kusturica): celui de l’holocauste dans l’ex-Yougoslavie.

Predestination, un film de Michael et Peter Spierig : Critique

Predestination est un thriller futuriste où les agents d’une unité temporel peuvent déterminer à l’avance les individus sur le point de commettre un crime.

Night Call, un film de Dan Gilroy : Critique

Night Call est mis en scène comme un thriller avec pour décors les nuits sauvages de Los-Angeles, et un sociopathe, Louis Bloom, un vampire assoiffés d'images sanglantes à la gloire de l'info spectacle...

A Cappella, un film de Lee Sun-Ji – Critique

La tendresse et la douceur avec lesquelles il filme ses événements contrastent brutalement avec leur froid réalisme, et risquent de choquer plus d'un spectateur.

Blanc comme neige, un film de Christophe Blanc : Critique

Blanc comme neige avait de quoi faire, notamment du côté de son casting plutôt impressionnant. C’est pour cela que le constat post-visionnage se montre aussi glacial que la neige…

Newsletter

À ne pas manquer

« Le vent dans les saules » : suspendre le temps

Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.

« Monet en quête de lumière » : la vie intime d’un génie pictural

Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.

« Censure & cinéma » : une collection mise à l’honneur

De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

« Les Saiyans (Full Color, Tome 2) » : le moment où tout bascule

Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.

« Mortépi » : autopsie d’un artiste qui voulait exister

Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.