Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Les Enquêtes Du Département V: Miséricorde, un film de Mikkel Nørgaard : Critique

Âpre comme la nuit froide et rude d’un hiver gelé, dur comme la glace qui recouvre et fige la nature au repos, Miséricorde est le premier volet, en forme d’uppercut, de ce qui pourrait devenir une franchise (c’est réellement à souhaiter), celle des enquêtes du Département V.

Un homme idéal, un film de Yann Gozlan : critique

Fraîchement auréolé de son César, Pierre Niney se glisse dans la peau d'un jeune auteur Mathieu Vasseur, écrivain sans talent, légèrement violent...

Critique : Hacker, un film de Michael Mann

Un techno-thriller à l’ambition démesurée, sublimée par une mise en scène virtuose mais alourdie par un scénario quelque peu convenu !

Still Alice, un film de Richard Glatzer et Wash Westmoreland : Critique

Richard Glatzer et Wash Westmoreland ont réussi à éviter la surenchère de pathos tant redoutée (hormis peut-être dans l’usage des musiques) pour se concentrer sur leur personnage.

A trois on y va, un film de Jérôme Bonnell : critique

Avec A trois on y va, on est dans la comédie qui s'écrit, qui se répète, qui ne s'invente pas, mais qui apparaît d'une fraîcheur éternelle...

Snow in paradise, un film de Andrew Hulme : Critique

Présenté dans la catégorie "Un Certain Regard" à Cannes, Snow in Paradise met en scène Frederick Schmidt (Les Poings contre les murs du britannique David McKenzie) dans une histoire tortueuse...

Lazarus Effect, un film de David Gelb – Critique

Le plus effrayant dans cette histoire, c'est que Lazarus Effect a déjà rapporté plus de six fois sa mise de départ, prouvant que les studios ont eu raison de poursuivre dans cette même veine.

Tu Dors Nicole, un film de Stéphane Lafleur – Critique

Tu Dors Nicole est une jolie petite surprise un film qui, sous des airs de chroniques adulescentes, vient parler en profondeur de cette perte de l’insouciance...

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« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

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Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

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Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.