"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Le Prestige ne doit pas être considéré tel un simple film mais bien comme un tour de magie [...] qui fait preuve d’un travail remarquable et rudement bien construit, aussi bien au niveau scénaristique que technique.
Si Disparue en hiver ne révolutionne pas le monde du polar, il propose une intrigue solide et une réalisation soignée : les amateurs devraient avoir une bonne surprise en allant le voir.
Les Nuits d'été réalisé par Mario Fanfani en 2015 avec Guillaume de Tonquédec, le film aborde la question de la différence, une réflexion sur le travestissement sur fond de guerre d'Algérie...
A défaut de livrer un long-métrage aussi bon que Following et Memento, Christopher Nolan est parvenu à ressusciter Batman de la médiocrité abyssale tout en lui donnant une ampleur tout bonnement imposante.
Sans être une œuvre magistrale, Discount est un film qui n’inspire que de la sympathie, car comme disait Viviane Forrester dans l’Horreur économique, « Qu’est-ce qu’on fait quand on n’a pas de travail dans une société où il y en a de moins en moins ?
Première « fausse note » de Christopher Nolan qui signe donc ici un polar classique. Mais même avec la situation d’un réalisateur devant faire ses preuves dans l’univers hollywoodien, Nolan est arrivé à livrer un thriller bien plus efficace que la moyenne du genre.
Rob Marshall revient à comédie musicale en offrant une relecture dénaturée des contes pour enfants que Disney avaient déjà adapté en dessins-animés. Si le spectacle pouvait fonctionner à Broadway, les stars hollywoodiennes venus assurer le box-office ne sont pas forcément à l'aise avec l'exercice, et ça se sent.
Memento en fera fuir plus d’un à cause d’un concept scénaristique dit révolutionnaire mais qui jouit d’un script malin au possible et d’une mise en scène personnelle et travaillée faisant de Memento un véritable chef-d’œuvre.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.