Critiques films

Le Triangle d’or : sous le palais, la cage

Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz. 

I Want Your Sex : l’apocalypse fait de la résistance

Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.

RRR : le blockbuster tollywoodien qui a conquis le monde

« RRR », blockbuster oscarisé de S.S. Rajamouli, débarque enfin sur les écrans français. Cette fresque indienne raconte l'amitié explosive entre deux résistants à la colonisation britannique, entre danses endiablées, action spectaculaire et démesure mythologique assumée, portée par deux acteurs habités. Une œuvre à chérir avec passion et amusement !

Prémonitions (Solace), un film de Afonso Poyart : Critique

Solace est une série B efficace et bien sentie. Malgré des défauts évidents comme quelques maladresses de mise en scène et un récit bien trop prévisible, le film compense par le traitement sincère et touchant d'un sujet fort que l'on ne voyait pas nécessairement venir.

Cemetery of Splendour, Un Film d’Apichatpong Weerasethakul : Critique

Cemetery of Splendour, un film onirique embarquant vers un voyage statique et métaphysique....

Entre-Deux, un court métrage de Franchin Don : Critique

Il y a quelque chose de purement hitchcockien dans cet Entre-deux, comme une vertigineuse référence à Sueurs Froides.

Les chansons que mes frères m’ont apprises, un film de Chloé Zhao : critique

"Les chansons que mes frères m'ont apprises" est le premier film de Chloé Zhao, réalisatrice d'origine chinoise installée aux Etats-Unis depuis 10 ans. Elle y convoque un récit initiatique, mais se distingue par une multitude de regards sur une communauté indienne marginalisée.

La vanité, un film de Lionel Baier : critique

La vanité, le nouveau film du réalisateur suisse Lionel Baier, est un petit bijou d'humour non sensique, délivré par petites touches, et qui laisse une part belle à l'émotion, à l'humanité, à l'urgence de la vie. Ne passez pas à côté de ce beau film!

Le transporteur : Héritage, un film de Camille Delamarre : Critique

Le Transporteur : Héritage de Camille Delamarre et produit par Luc Besson offre au spectateur un film d'action et des scènes de bagarre filmées de très près grâce aux performance de l'acteur Ed Skrein. Avec Noémie Lenoir, Loan Chabanol et Samir Guesmi.

Le Tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael: contre-critique

Jaco Van Dormael cumule réflexions carambar, descriptifs longuets de personnages creux et sentimentalisme niais. Le reste de la distribution défile comme au cirque, emportés par un récit abscons et une photographie précieuse indigeste.

Coup de chaud, un film de Raphaël Jacoulot : Critique

En plein mois d'Août, où ce sont les blockbusters qui ont la part belle, le cinéaste Raphaël Jacoulot réussit à rallier l'adhésion du public avec son dernier-né : coup de chaud, un thriller crédible sur fond d'étude sociale. Frissons garantis malgré la chaleur ambiante!

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« Les Gendarmes : L’album du film » : en coulisses

À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma. 

« L’Odyssée » : un monument de la littérature adapté en BD

Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif. 

L’homme gribouillé, à l’aspect monstrueux

« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ? - Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de… - Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ? - Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh… - Répugnant. Oui - … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a… - … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble ! - Franchement, je préférerais pas… - Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard. - Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »

« Naïs » : la force du renoncement

En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.

« Les Adieux ne durent jamais » : le voyage comme ultime conversation

Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.