Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Crimson Peak, un film de Guillermo Del Toro : Critique

Crimson Peak, nouveau film du maestro Guillermo Del Toro, est un conte gothique au visuel irréprochable, mais qui se voit gâcher par un scénario classique.

Les Rois du monde, un film de Laurent Laffargue : critique

Un film excessif, sur-dramatisé où le lieu hydrique est comme un monstre. "Les Rois du monde", c'est ça, mais c'est aussi des rois déchus incarnés par Eric Cantona et Sergi Lopez qui tournent tels des animaux autour d'une "reine" incarnée avec force par Céline Sallette.

Enragés, un film de Éric Hannezo : Critique

Enragés est un polar noir de Éric Hennezo, remake du film Rabid Dogs de Mario Bava avec Lambert Wilson, Guillaume Gouix, Virginie Ledoyen et Franck Gastambide et présenté en Séance spéciale du Cinéma de la plage à Cannes Classics

Boomerang, un film de François Favrat : Critique

Boomerang est un long-métrage banal sans réel intérêt, similaire à 1000 autres films déjà produits dans l'histoire du cinéma mondial. N'aurait-il pas mieux fallu se détacher légèrement afin d'en faire une œuvre plus palpitante ?

Brooklyn, un film de Pascal Tessaud: Critique

Un film conseillé à ceux qui croient que le cinéma français est mort, à ceux qui croient que le rap français est mort... ainsi qu'à tous les autres.

Maryland, un film de Alice Winocour : critique

"Je voulais faire un film qui soit une expérience sensorielle, entièrement du point de vue d'un seul personnage". Cette promesse Alice Winocour a du mal à la tenir jusqu'au bout avec "Maryland", présenté cette année à Cannes et porté par l'excellent Matthias Schoenaerts.

Knock Knock, un film de Eli Roth : Critique

Eli Roth fait une parenthèse avec ses habituels films gores, pour offrir un thriller érotique. Malheureusement il échoue à offrir une oeuvre sulfureuse et prenante par manque de finesse et de rigueur. Il offre néanmoins un rôle à contre emploi à Keanu Reeves, qui même si il ne se montre pas toujours convaincant, lui permet d'explorer un autre registre où il arrive, in fine, à trouver sa place.

Fou d’amour, un film de Philippe Ramos : Critique

Fou d'amour est le nouveau film du français Philippe Ramos. Viscéral et jubilatoire, le film sait aussi s'installer dans une ascèse quasi-bressonienne, ou au contraire dans la tragédie la plus tourmentée. Tout ça dans un même film? Découvrez vite comment...

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.