Critiques films

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Truman, un film de Cesc Gay : Critique

Ce modeste mélodrame plein d'authenticité et de bons-sentiments parvient à ne jamais sombrer dans le pathos larme-larmes grâce aux prestations irréprochables Ricardo Darin et Javier Camara. Une justesse de jeu et un soucis de sincérité des émotions qui ont fait de Truman le chouchou de l'Académie des Goyas.

Dalton Trumbo, un film de Jay Roach : Critique

Un film sur le combat d'un homme pour se faire accepter de la grosse machine hollywoodienne avait de quoi laisser envisager une représentation corrosive de la place de l'artiste dans cette industrie formatée. Paradoxalement, c'est à un film parfaitement calibré dans le moule des dernières productions à succès que nous avons droit, soit l'exact opposé de ce que Dalton Trumbo aurait pu signer. Difficile de penser que ce soit là la meilleure façon de lui rendre hommage...

Les enquêtes du Département V : Délivrance, un film de Hans Petter Moland : Critique

Alors qu'elle est, esthétiquement, moins obscure que les précédents films, cette troisième Enquête du Département V réussit paradoxalement de se montrer bien plus angoissant, grâce notamment à un suspense efficace et à un jeu plus émotif de Nikolaj Lie Kaas. Puisque les films suivants seront confiés à d'autres cinéastes, rien n'est dit que la franchise réussira à se maintenir à ce niveau, à moins de faire le choix d'explorer (enfin) un peu plus ses personnages principaux.

Krampus, un film de Michael Dougherty: critique

Sans convaincre, Krampus parvient quand même à intriguer. Il capte l'attention par son art du mélange, sacrifiant une famille de lourdingues aux foudres d'un démon sans âge, en quête d'âmes corrompues à punir.

Kaili Blues, un film de Bi Gan : Critique

En l'absence d'un récit linéaire, Kaili Blues est basé sur la pensée bouddhiste du temps et de la vacuité et sur la question de l'identité. Un plan-séquence de 40 minutes n'est qu'un seul exemple des expérimentations audacieuses sur le fond et la forme du cinéma dans ce premier film de Bi Gan.

Le Livre de la jungle, un film de Jon Favreau : Critique

Remake en live-action décevant du dessin animé de 1967, le film pâtit d'une écriture maladroite qui ne parvient pas à trouver sa voie et justifier l'existence de ce projet. Malgré tout la mise en scène a ses fulgurances et offre une vraie prouesse technique même si le tout manque légèrement d'âme. Globalement ça se suit grâce à un casting vocal au top mais ça s'oublie très vite.

Under Construction, un film de Rubaiyat Hossein: critique

Il est très appréciable qu'un festival en France puisse nous faire découvrir une cinématographie émergente, qui plus est lorsque celle ci à quelque chose à dire sur notre état du monde. Puisse cette belle découverte bengalie nous permettre d'en explorer d'autres, en espérant une meilleure exposition prochaine.

Marie et les naufragés, un film de Sébastien Betbeder : critique

Marie et les naufragés, le nouveau film de Sébastien Betbeder nage entre deux eaux, mais ni la veine mélancolique ni la veine de la comédie ne l'emporte, et malgré quelques bonnes idées de narration, l'ensemble ne décolle hélas jamais vraiment. Espérons que ce ne sera qu'un incident de parcours dans la carrière prometteuse du cinéaste.

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« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

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