Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Vin Diesel se range des voitures le temps d'emballer un épisode de xXx, la désormais franchise qui a érigé en sommet du cool son personnage d'adepte des sports extremes mi-kaira, mi-espion. Un cocktail délirant et totalement déjanté qui a le toupet de s'assumer et transformer ce sous-James Bond du pauvre en un défouloir fun et jouissif.
En réalisant Dalida, Lisa Azuelos a relevé un défi osé, mais risqué ? Alors, ce nouveau biopic est-il une réussite ? Si l'on s'en tient à la performance de Sveva Alviti, il n'y a aucun doute.
Harmonium, le quatrième long métrage du japonais Kôji Fukada oscille brillamment entre film du quotidien à la Ozu et un film de genre plus iconoclaste qui rapproche le jeune cinéaste d'auteurs tels que Kiyoshi Kurosawa, avec le thème des frustrations, des non-dits et de la culpabilité.
Critique de la Grande Muraille, un film de Zhang Yimou avec Matt Damon qui s'annonçait comme une gigantesque fresque épique pour finalement n'être qu'une série B nanardesque.
Concentré sur ce qui fut sans doute la période la plus difficile de la vie de Chet Baker, Born to be Blue tente de sanctifier le jazzman en le montrant comme un homme porté par son abnégation et son ambition dévorante. Mais, à défaut des scènes de concert qu'il filme pourtant magistralement, le réalisateur se sent obligé de combler les lacunes de son scénario en le rendant académique et convenu.
Makoto Shinkai avoue faire de ce long métrage sa désinhibition sentimentale, traitant de nombreuses thématiques universelles. Ainsi, Your Name est un chef d’œuvre inespéré qui témoigne de la fabuleuse année que fut 2016 pour le cinéma d'animation. Un grand long métrage qui promet un renouvellement complet du genre et qui tend vers une gaieté totale, quel film !
Comment croire que quelques plans fixes filmés en lumières naturelles dans un décor unique puisse aboutir à un film de 70 minutes capable de laisser rêveur? C'est pourtant ce l'exploit qu'a accompli le jeune Damien Manivel, qui s'impose ainsi comme un indépendant à l'avenir prometteur.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.