Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
C'est apparemment dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. Pour La Belle et la Bête, même si la recette est bonne, il faudrait parfois veiller à la changer.
Il est avant tout essentiel de dire une chose : Going to Brazil est un bon film. Ceci n'était pas un constat évident. Vendu comme un Very Bad Trip féminin, Going to Brazil s'annonçait comme un divertissement formaté tentant en vain de copier les comédies américaines. Il n'en est rien.
London House déçoit par une intrigue peu surprenante et le manque d'originalité de sa mise en scène. Le film avait pourtant un fort potentiel avec une actrice remarquée, Clémence Poesy et des références aussi prestigieuses que Vertigo d'Alfred Hitchcock. En salles le 22 mars 2017.
Le nouveau long-métrage de Claudio Giovannesi, Fiore est comme son nom l'indique, l'histoire d'une fleur rebelle, qui tente de s'épanouir dans l'univers pénitencier. Entre interdiction et liberté, une idylle carcérale peut-elle durer ?
Sorti dans les salles le 15 mars 2017, El Soñador-The Dreamer de Adrián Saba est un drame esthétique nous faisant vivre l'envoûtante expérience du rêve éveillé...
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.