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Matthew Vaughn. De tous les réalisateurs dont on identifie facilement la patte, difficile de ne pas remarquer la sienne. Action survoltée et déjantée, intrigues loufoques et protagonistes hauts en couleur, le papa de Kick-Ass a su conquérir le cœur des fans en quelques films seulement. Avec Argylle, le réalisateur espère lancer une nouvelle franchise. Disons-le, on reste loin du chef-d'œuvre de 2015. Heureusement, Argylle est différent et a d'autres nombreuses qualités à offrir.
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Loin d’être le énième chapitre opportuniste et isolé d’une licence qui n’avait sans doute plus rien à apporter, ce Nicky Larson – City Hunter : Angel Dust dément ce jugement hâtif. C’est en effet un plaisir collectif de retrouver le nettoyeur de Shinjuku revenir au top de sa forme, malgré des gimmicks qui freinent parfois les élans épiques et scénaristiques. Avec encore un peu plus de liberté dans l’écriture, le développement de cet univers atteindra son paroxysme. Ce dernier volet en date met tout en œuvre pour y parvenir.
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À chaque fois c’est certes différent, mais il manque une nouvelle fois ce fameux « je-ne-sais-quoi » qui fait l’étoffe des grands films à ce nouvel opus de Sean Durkin après Martha, Marcy, May, Marlene et The Nest. Traitant de nouveau de l’emprise - mais à travers un prisme différent - pour son troisième film, il se heurte à son script trop linéaire qui voit la seconde partie n’être qu’une accumulation de tragédies redondantes à la longue. Cette saga familiale dans le milieu si singulier du catch n’en demeure pas moins plaisante grâce notamment à son incroyable casting dominé par un Zac Efron transfiguré.
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"En 1997, certains se moquaient de moi parce que je faisais un film sur mes voisins. Je répondais qu’en racontant l’histoire de mes voisins, je pouvais raconter l’histoire du monde. J’en reste persuadé". La Ferme des Bertrand est le nouveau documentaire de Gilles Perret (Debout les femmes, J'veux du soleil), où il suit la vie d'une ferme sur près de 50 ans. Un documentaire entre complicité et récit d'une vie de travail et des évolutions du monde agricole, une histoire de transmission avant tout. En salles le 31 janvier 2024.
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Les contes et légendes bercent toujours l'imaginaire des plus jeunes, résolus à croire aux miracles, chose dont les adultes de ce monde ne semblent plus pouvoir faire. Krisha et le Maître de la Forêt est un conte initiatique qui rend hommage aux peuples nomades de la Toundra. Et grâce à l'animation en volume, Park Jae-Beom parvient à redéfinir les goûts de la magie à travers les yeux d'une héroïne qui a tout à apprendre de son mode de vie ancestral, en parfaite harmonie avec la nature.
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Rouge comme la passion, rouge comme le filtre de la violence et enfin rouge comme le sang. Les Chambres rouges réunit tous ces symboles dans le regard robotique d’une figure angélique, dont la psychose et le pragmatisme peuvent se révéler destructeurs. Est-elle la groupie d'un tueur en série ou bien son bourreau ? Avec l’hygiène de consommation technologique comme socle de réflexion, Pascal Plante s'est lancé dans une quête obsédante au service d'un incontournable thriller psychologique.
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Dans Jeunesse (Printemps), le réalisateur Wang Bing plonge profondément dans la vie des jeunes travailleurs chinois, capturant leurs réalités complexes et les défis auxquels ils sont confrontés dans les ateliers de textile. Au-delà de l'apparente répétition quotidienne, le film dévoile une pluralité de relations sociales et de négociations salariales. Des salaires modestes, des confrontations générationnelles et des tentatives de tisser des liens dans un environnement aliénant sont habilement explorés.
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Entre un propos acéré sur la condition humaine et ses travers et un univers visuel rétro-futuriste riche et élaboré confinant au sublime pour nos pupilles ébahies, Pauvres créatures est un mets cinématographique raffiné et rare dont on aurait tort de se priver malgré sa durée un peu trop généreuse. Et en bonus, on a droit à une Emma Stone carrément monstrueuse dans tous les sens du terme.
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Acclamé au festival Sundance 2023, Scrapper nous arrive avec des pensées positives. Malgré le chagrin d’une jeune orpheline qui ne fait aucun doute, on se laisse surprendre par ce paysage de la classe ouvrière londonienne. Les individus qui peuplent cet univers étroit et labyrinthique ne peuvent qu’entrer en collision. Charlotte Regan capte ainsi, sur le vif, la trajectoire de deux êtres qui ont tout à découvrir l’un de l’autre, quitte à renoncer à leur rébellion intérieure. Une comédie fantaisiste et bienveillante !