Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
Pour son premier film en tête d'affiche, Scott Eastwood loupe un virage en choisissant le fils bâtard de Fast & Furious et 60 Secondes Chrono, mariné à la sauce production Besson. Une série B plus que navrante qui vous fera perdre des neurones en plus de votre argent et de votre temps.
Citoyen d'honneur met en scène Daniel Mantovani, un écrivain fictif plus vrai que nature incarné par Oscar Martinez, Coupe Volpi du meilleur acteur. Critique du film désormais disponible en DVD...
Après avoir co-réalisé le premier John Wick et avant de s'attaquer à la suite de Deadpool, David Leitch a signé avec Atomic Blonde un thriller d'espionnage survitaminé efficace mais bien trop poussif, malgré la présence d'une Charlize Theron plus badass que jamais.
Après les Apaches , un portrait de la jeunesse d'aujourd'hui, Thierry de Perretti s'intéresse à ceux qui étaient jeunes dans les années 90, décennie portée par des revendications nationalistes séduisantes pour des esprits en quête de justice sociale. Avec Une vie violente, le réalisateur propose une réflexion sur l'éthique que tout mouvement politique doit avoir en tête, au risque de basculer dans l'inhumanité et l'impardonnable.
l'Espagne est bien partie pour nous livrer ces thrillers qui vont faire date ; après des films comme la Isla Mínima, voici le troisième opus du madrilène Rodrigo Sorogoyen : Que Dios nos perdone, un film que l'on pourrait qualifier de thriller autant que de noir. Critique.
Malgré son duo d'acteurs presitigieux, La Tour Sombre est une adaptation de l'oeuvre épique de Stephen King qui ne tient pas ses promesses. Un blockbuster insignifiant et sans ambitions qui sera vite oublié.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.