Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

The Wall, un film de Doug Liman : Critique

Abandonnant un temps les grosses productions hollywoodiennes, le réalisateur Doug Liman prend les rênes d'une série B financée par Amazon studios et la transforme en un duel de snipers viscéral à souhait.

Free Fire, un film de Ben Wheatley : Critique

Une fusillade de plus d'une heure et des centaines de coups de feu. Le concept peut paraitre absurde. Et pourtant, si Martin Scorsese en personne a tenu à participer au financement du projet, c'est bien la preuve que l'on peut avoir une confiance aveugle en Ben Wheatley. Comment cet extravagant cinéaste britannique a-t-il réussi, en un simple huis clos pétaradant, à marquer l'art de la représentation de la violence comme Sam Peckinpah et Tsui Hark avant lui ?

Psiconautas, un film d’Alberto Vázquez & Pedro Riveiro : Critique

Vous n'êtes pas allé voir Psiconautas au cinéma ? vous avez fait une erreur.

Wonder Woman, un film de Patty Jenkins : Critique

Il est à peine sorti chez nous que Wonder Woman cartonne déjà à travers le monde, bien plus que les précédents films DC. En ajoutant une touche féminine, la Warner a-t-elle enfin réussi à optimiser sa recette ? Ou bien entreprend-elle un virage radical pour assurer le succès commercial de sa saga super-héroïque jusque-là si décriée ?

Lou Andreas-Salomé, un film de Cordula Kablitz-Post : Critique

« 9 mois après qu’elle ait planté son regard dans les yeux d’un homme, celui-ci accouchait d’un chef d’oeuvre » Critique de Lou Andréas-Salomé.

Churchill, un film de Jonathan Teplitzky : Critique

A le voir adopter ses costumes old-fashion, son accent à couper au couteau et sa posture vouté, il semble que Brian Cox était un choix évident pour incarner Winston Churchill. Pourtant, sa prestation ne rentrera pas dans la légende. A qui la faute?

HHhH : Un film de Cédric Jimenez : Critique

Jason Clarke incarne un haut dignitaire nazi aussi épouvantable que Ralph Fiennes dans La Liste de Schindler. Sa prestation suffit-elle à faire du film de Cédric Jimenez une reconstitution historique pertinente ou un film de guerre spectaculaire?

L’Amant d’un Jour, un film de Philippe Garrel : Critique

Nouvelle représentation juste et sensible des affres de l’amour, L'Amant d'un Jour est l'un des plus beaux drames français de l'année.

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