Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Une famille syrienne, un huis clos au cœur d’une guerre intérieure

Une famille syrienne parle de conflit, de guerre, sans jamais parler clairement de Syrie. C'est que le film s'intéresse bien plus aux conflits intérieurs des personnages. Une réussite en demi-teinte portée par un dispositif presque théâtral. En salles le 6 septembre 2017.

Death Note : L’adaptation haïssable qu’on aurait voulu aimer

Alors que les fans pesteront contre les changements qu'apporte ce film au manga, les autres spectateurs se feront lyncher pour avoir apprécié une adaptation ne méritant pas autant de haine. Dommage que le tout se montre aussi maladroit et sans envergure...

Upstream Color de Shane Carruth, une romance aux confins des sens

Parfois au bord du surréalisme, tel un test de Rorscharch, Upstream Color est un magma de bruits, de sons, d’images, de subconscient, qui se télescopent et qui s’agitent comme des satellites autour de leur système pour mieux imprégner l’imagination du spectateur.

Les films de l’été : Nos jours heureux

Tout le mois d’août, les rédacteurs de CineSeriesMag vous font découvrir les meilleurs films de l’été. Aujourd’hui, la nostalgie de nos colonies de vacances avec Nos jours heureux d'Eric Toledano et Olivier Nakache.

Hitman & Bodyguard, la critique bromantique à coup de flingues

Alors que l'été prend fin, il s'illumine une nouvelle fois au cinéma grâce à la comédie d'action 'Hitman & Bodyguard' réalisée par Patrick Hughes. Au programme : un buddy movie aux scènes d'action fun et maîtrisées, et aux punchlines mises en bouche par le duo déjanté composé par Samuel L. Jackson et Ryan Reynolds... Bref un film burné, trash, fun et malin qui évite bien des pièges et n'attend que vos yeux et oreilles ébahies.

Summertime de Gabriele Muccino : Souviens-toi (le meilleur) été dernier

Gabriele Muccino frappe à nouveau fort en réécrivant ses propres souvenirs de vacances pour nous transporter avec ces deux jeunes héros à San Fransisco. Une parenthèse enchanteresse...

Les Proies de Sofia Coppola : Relecture féministe et magnétique du roman de Thomas Cullinan

Après un passage remarqué à Cannes, Les Proies sort en salles ce mercredi.

Egon Schiele, portrait d’un artiste amoureux des femmes

Délicatesse et finesse sont les apanages de ce biopic d'époque joliment classique, qui s'attache à dépeindre la personnalité et le parcours d'un homme fougueux et passionné, prêt à tout sacrifier pour son Art.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.