"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Film après film, le Sud-Coréen Hong SangSoo décrypte un sujet unique : l'amour. Avalées à coups de soju, les paroles que ses protagonistes s'échangent dans un format très rohmérien, sont encore plus précises et plus touchantes dans Seule la plage la nuit, qui a valu l'Ours d'argent de la meilleure actrice à sa muse, Kim Minhee.
Avec Un jour mon prince, Flavia Coste réussit un premier film iconoclaste dans lequel l'univers du conte de fées et la réalité se télescopent pour aboutir à la quête initiatique de deux fées aussi attachantes que hautes en couleurs.
Avec Normandie Nue, le réalisateur des Femmes du 6e étage, livre un scénario plutôt paresseux dans lequel quelques réflexions pertinentes et parfois drôles se sont glissées. Bien trop maigre et simpliste, malgré les efforts de François Cluzet ou encore Gregory Gadebois pour représenter la France oubliée, soit le monde paysan, aux côtés du réalisateur Philippe Le Guay. Le film sort en salle le 10 janvier 2018.
Disponible sur Netflix depuis fin 2017, The Book of Love est une mièvrerie abominable marquée par la collaboration entre Justin Timberlake (qui signe la BO) et Jessica Biel (actrice et co-productrice).
Sous les contours d’un scénario un peu trop scolaire, Burn Out arrive tout de même à relever la tête grâce à son réalisateur, qui démontre un talent visuel dans des scènes de course pleines d’adrénaline et la mise en tension organique de son personnage.
Le biopic des grands hommes n'est jamais chose aisée. L'interprétation de Winston Churchill par l'immense Gary Oldman est pourtant magistrale, et la réalisation de Joe Wright inventive et dynamique. Une vision hagiographique du personnage, sans pour autant perdre toute objectivité.
Avec Le grand jeu, le génial scénariste Aaron Sorkin passe derrière la caméra pour mieux parler de lui. Davantage intéressé par Molly Bloom que par son parcours, Le grand Jeu rattrape ses scories par une Jessica Chastain extraordinaire et un dispositif stimulant à défaut d'être pleinement abouti.
Malgré son titre, ce nouveau Jumanji se contrefout de la mythologie qu'il traîne, et tente de faire oublier le manque de talent de son quatuor de créateur en forçant sur l'humour "self-conscious", ce qui semble les dispenser d'écrire un scénario.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »