Critiques films

« Spider-Man : Brand New Day » s’entoile encore trop dans le MCU, malgré d’excellentes qualités

"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.

Le Triangle d’or : sous le palais, la cage

Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz. 

Gavagai, et autres malentendus : du postcolonialisme mou

"Gavagai" entend nous instruire de la grande affaire des rapports post-coloniaux, mais n'aboutit qu'à un petit drame sans aspérité.

Alice et le maire de Nicolas Pariser : le goût de la pensée

Alice et le maire de Nicolas Pariser est un très beau film, qui par sa qualité à observer les détails de la vie politique, arrive à faire se télescoper deux notions : celle de la pensée et celle du mouvement. 

La bonne Réputation d’Alejandra Marquez Abella: grandeur et décadence d’une bourgeoisie mexicaine aux repères éculés

Alejandra Marquez Abella réalise avec la bonne réputation un film plutôt subtil, faussement dépassionné, mais vibrant au contraire d’un maelström de sentiments violents d’orgueil et de condescendance, d’une conscience de classe que le temps n’a pas diminuée d’un iota dans un Mexique arc-bouté sur ses valeurs archaïques

Queens de Lorene Scafaria où l’arnaque en talons hauts

Sur le papier, difficile de rester insensible à la proposition de Queens qui troque les gangsters habillés en costume 3 pièces de Scorsese pour les charmes d'une Jennifer Lopez grimée en matriarche/strip-teaseuse qui va réussir à écumer les poches des cols blancs de Wall Street, le tout dans un divertissent solide et bien troussé.

Chambre 212 de Christophe Honoré : la légèreté lui va si bien

Chambre 212 s'écrit comme un long rêve peuplé de fantômes, d'amours consommées, consumées. C'est une petite parenthèse dans l’œuvre très riche de Christophe Honoré. Une déclaration d'amour aux acteurs, mais surtout à la grande Chiara Mastroianni qui prouve qu'il reste encore des rôles forts, libres, poétiques, même à presque 50 ans. Et tout ça sous l’œil avisé d'un homme qui filme mieux que personne l'amour et ses désillusions, mais surtout son empreinte indélébile sur le corps. Le film fait joliment écho à l'album d'Alex Beaupain sortie le 4 octobre dernier : Pas plus le jour que la nuit. Ici la nuit apporte légèreté et liberté au jour. Elle évite les grandes scènes de ménage et offre les corps en partage.

Atlantique de Mati Diop : une réalité dakaroise magnifiquement au-delà du réel

La Franco-Sénégalaise Mati Diop a peaufiné son Atlantique, un film qui ne ressemble à aucun autre, aussi ancré dans la réalité que quasiment mythologique, avec un départ en mer au centre du récit. Une réussite qui mérite amplement le Grand Prix obtenu à Cannes.

Gemini Man, d’Ang Lee : le spectateur de demain pour le cinéma du futur

Sous ses airs de commande boostée par un projet de mise en scène, Gemini Man aligne toutes ses planètes sur le même curseur. Ainsi l’argument du double numérique, loin de constituer un simple produit d’appel, permet justement de construire l’identification au héros sur une base qui n’est plus seulement celle de l’empathie, mais de l’expérience. Bienvenue dans l'ère du spectateur-acteur, mais en 3D HFR exclusivement.

Les films de septembre : Wedding Nightmare, Deux moi, Ça…

Le cinéma a repris sur les chapeaux de roue en septembre avec la sortie de plusieurs très grosses attentes : Ad Astra, Ça chapitre 2, Bacurau... Il y en avait pour tous les goûts dans les salles obscures et la rédaction a pris le temps de revenir sur certaines de ces sorties et de la grande ressortie du mois : Apocalypse Now Final Cut.

Ceux qui travaillent d’Antoine Russbach : une belle fiction qui rejoint la réalité d’un monde asservi aux lois du marché

Pour un premier long métrage, Ceux qui travaillent d'Antoine Russbach est un film déjà maîtrisé, bourré d’intelligence sur le monde cynique d’une certaine forme de travail qui ne répond qu’aux exigences du libéralisme et qui ne se soucie pas de l’humain.

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« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

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