L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.
Prenant le point de départ du Valeur sentimentale de Joachim Trier, l'histoire d'un cinéaste qui tente de renouer avec sa fille par l'intermédiaire d'un projet cinématographique, Rodrigo Sorogoyen propose une tout autre approche. L'intensité de sa mise en scène raconte le poids d'un passé qui vient perturber le tournage. Un abandon qui hante ce père comme sa fille. Analyse, en cinq scènes fortes.
Le documentariste Philippe Béziat nous propose une plongée au sein du célèbre Orchestre de Paris. Multipliant les approches et les gestes de mise en scène, il permet de lever un coin de ce grand mystère : comment des individualités parviennent à faire corps, au service de la musique. Captivant.
Dans Barberousse, Akira Kurosawa raconte les différentes étapes que suivra un jeune étudiant en médecine orgueilleux pour prendre conscience de la mission sociale d'un médecin. la première de ces étapes place Yasumoto face à une jeune malade aussi charmeuse que dangereuse. Analyse de la séquence.
L'article s'intéresse à la manière dont les scénaristes de Fenêtre sur cour d'Alfred Hitchcock et Les banlieusards de Joe Dante réussissent à rendre des personnages qui espionnent leurs voisins attachants.
Alors que le public conspue de plus en plus les redites cinématographiques - et ce à juste titre - il est temps de remettre les pendules à l'heure en expliquant ce qu'est un mauvais remake. Et ce en prenant le cas du téléfilm Dirty Dancing, le film qui a laissé Bébé toute seule dans un coin.
" Non mais lui il est pas du tout comme dans le livre ", " aucun rapport avec la B.D ", " ce film est pourri, elle est même pas censée être noire ". Le fan qui réside en chacun de nous a déjà proclamé l'une de ses plaintes devant le visionnage du film tiré de son bouquin préféré. Entre Harry Potter et Hunger Games, Batman et Deadpool, en passant par le prochain Death Note : la question se pose : un film doit-il obligatoirement respecter fidèlement l'oeuvre dont il est tiré pour être bon ?
C'est le 20 juin 1975 que les Américains découvrent en salles "Les Dents de la Mer" mais aussi son réalisateur qui vont connaitre tous deux un immense succès critique et public. L'article revient sur la conception et le tournage du film chaotique mais également sur sa réception spectaculaire.
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.