Prenant le point de départ du Valeur sentimentale de Joachim Trier, l'histoire d'un cinéaste qui tente de renouer avec sa fille par l'intermédiaire d'un projet cinématographique, Rodrigo Sorogoyen propose une tout autre approche. L'intensité de sa mise en scène raconte le poids d'un passé qui vient perturber le tournage. Un abandon qui hante ce père comme sa fille. Analyse, en cinq scènes fortes.
Le documentariste Philippe Béziat nous propose une plongée au sein du célèbre Orchestre de Paris. Multipliant les approches et les gestes de mise en scène, il permet de lever un coin de ce grand mystère : comment des individualités parviennent à faire corps, au service de la musique. Captivant.
Avec "Woman and Child", Saeed Roustaee trace le destin d'une femme déterminée à trouver les coupables du malheur qui l'accable pour les châtier. Le portrait poignant d'une Médée autant que d'une Méduse qui, impuissante à se venger, finira par choisir une autre voie. Magistralement mise en scène.
À l'occasion de la redécouverte de La Soif du Mal director's cut à l'Arras Film Festival 2018 et de la sortie de The Other Side of the Wind sur Netflix, retour sur ces travaux d'Orson Welles respectivement remontés et menés à terme sans Orson Welles, bien après son décès en 1985. Des films d'Orson Welles sans Orson Welles ? Ou des œuvres portées par un procédé plus litigieux que salvateur ?
Twin Peaks revient avec du vomi, un arbre qui parle, un gamin qui tire dans la rue, l'explosion d'une bombe atomique et des embouteillages. Vous prendrez bien une part de cherry pie ?
S'il y a quelque chose de viscéral qui se dégage de Les filles du Soleil d'Eva Husson, c'est parce que le film traite de sujets graves avec une grande mélancolie. Mais hormis l'exercice esthétique très réussi, le film se place comme une production majeure de cette année dans ce qu'il dit de la force des femmes.
Souvent associés au cinéma, corps et adolescences deviennent presque incompatibles dans le très désabusé After my death. Venu tout droit de Corée du Sud, pays marqué par de nombreux suicide, ce film a le mérite de nous questionner sur la capacité du cinéma à sans cesse réinventer le corps à l'adolescence, sans jamais le figer. After my death sera en salles le 21 novembre 2018.
Considéré comme un vulgaire nanar par le grand public, Zombie Strippers se révèle être une adaptation de Ionesco dans un écrin de film d'exploitation Grindhouse.
Alors que The Disaster Artist arrive dans nos salles de cinéma le 7 mars 2018, retour sur le légendaire film avec lequel tout à commencé : The Room de Tommy Wiseau.
Dans Barberousse, Akira Kurosawa raconte les différentes étapes que suivra un jeune étudiant en médecine orgueilleux pour prendre conscience de la mission sociale d'un médecin. la première de ces étapes place Yasumoto face à une jeune malade aussi charmeuse que dangereuse. Analyse de la séquence.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »