Analyses

« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.

L’Être aimé : l’autre « Abandon »

Prenant le point de départ du Valeur sentimentale de Joachim Trier, l'histoire d'un cinéaste qui tente de renouer avec sa fille par l'intermédiaire d'un projet cinématographique, Rodrigo Sorogoyen propose une tout autre approche. L'intensité de sa mise en scène raconte le poids d'un passé qui vient perturber le tournage. Un abandon qui hante ce père comme sa fille. Analyse, en cinq scènes fortes.

Nous l’orchestre : au cœur d’un ensemble symphonique

Le documentariste Philippe Béziat nous propose une plongée au sein du célèbre Orchestre de Paris. Multipliant les approches et les gestes de mise en scène, il permet de lever un coin de ce grand mystère : comment des individualités parviennent à faire corps, au service de la musique. Captivant.

Le corps sauvage : faire du cinéma avec un petit budget

Est-ce un hasard si les derniers "petits" films français sortis ces dernières années parlent tous de jeunesse et de radicalité ? Il ne s'agit pas d'une radicalité religieuse, ni de "petits" films au sens pas intéressants, mais de choix de vie, de questionnements et de budgets très très serrés, comparés à ceux, pharaoniques, de la plupart des productions actuelles. Le Corps sauvage fait partie de ces films, avec plus moins de réussite. Il est réalisé par Cheyenne Caron et sort au cinéma le 20 mars 2019.

De l’importance de la lumière et des costumes : Analyse d’un plan de The Raid 2 de Gareth Evans

Souvent relégués au second plan, la lumière et les costumes sont pourtant essentiels dans la confection d’un film et ce, tout aussi bien dans un film d’époque que dans un film d’arts martiaux.

Man on Fire : l’Ancien Testament selon Tony Scott

Dans Man on Fire, la moindre variation de l’humeur du personnage se répercute en une vibration synesthésique immédiate dans le corps de l’image. Tony Scott instaure ainsi un rapport quasi-charnel entre le support de représentation et le héros joué par un Denzel Washington idéalement monolithique. Le cadre exprime tout ce que le personnage ne sait plus exprimer, hurle ce qu’il ne peut communiquer aux autres, traduit son état d’esprit jusque dans ses paradoxes apparents.

Le Chant du loup : quand le cinéma français parie sur ses acteurs

Avec Le Chant du loup, Antonin Baudry, au-delà des qualités cinématographiques de son projet, parvient à gagner le pari de réunir des acteurs à priori opposés : Omar Sy, Mathieu Kassovitz, Reda Kateb et François Civil. Un pari que d'autres ont fait ces dernières années. Le film sort en salles le 20 février 2019.

La dernière folie de Claire Darling / Une intime conviction : comment va le cinéma français ?

A l'heure de la sortie de deux bons films français au cinéma la même semaine, La dernière folie de Claire Darling et Une intime conviction, et juste avant celle du Chant du loup le 20 février prochain, retour sur un art vivant qui tente de se maintenir hors de l'eau : le cinéma français. 

La Favorite de Yorgos Lanthimos : autopsie de l’audace au cinéma

Avec La Favorite, Yorgos Lanthimos signe son film le plus savoureux en dialogues et situations cocasses, mais peut-être le moins audacieux de sa carrière. Petite autopsie de l'audace au cinéma à l'heure des dérangeurs à la Haneke portés en vainqueurs jusqu'à Cannes, mais aussi au moment où François Ozon signe avec Grâce à Dieu, un film compliqué à financer de par son sujet (Canal Plus l'ayant lâché), dans la France de 2019... Alors c'est quoi l'audace au cinéma ? Réponse dans cet article, et au cinéma à partir du 6 février 2019.

Une affaire de famille : retour sur l’oeuvre du réalisateur Hirokazu Kore-eda

Avec Une affaire de famille, Hirokazu Kore-eda a reçu une Palme d'or à Cannes et semble avoir franchi un cap dans sa filmographie tout en la portant à son paroxysme. L'occasion de revenir sur l'oeuvre du réalisateur japonais.

Pupille de Jeanne Herry ou le destin des mères au cinéma

Avec Pupille, Jeanne Herry, raconte le plus beau des moments de cinéma entre une mère et son enfant : le premier regard échangé. Pourtant, mère et cinéma ne sont pas toujours synonymes de bienveillance. Petite analyse. Le film est en salles depuis le 5 décembre 2018.

Newsletter

À ne pas manquer

« Post Mortem » : ce que les morts ont à dire

"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.

La solitude des professeurs est infinie : les chemins vers l’existence

La solitude des professeurs est infinie n'est pas un...

« Les 4 Reliques du rock’n’roll » : les Zumbies remettent le rock sur pied

Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.

« La Désinformation » : comprendre pour mieux combattre

Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet. 

« Mudlarks » : l’enfance de Dickens

En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.