Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Dans Le Lierre et l'Araignée, paru aux éditions Dupuis, Grégoire Carle présente un témoignage poignant sur la brutalité de la guerre, qu'il contrebalance avec une longue évocation de la beauté éphémère de la nature. Appréhendé sous un angle intergénérationnel, documentant l'annexion de l'Alsace et de la Moselle au cours de la Seconde guerre mondiale, articulé autour de la transmission de la mémoire, l'album, qui rejoint la magnifique collection "Aire libre", se révèle passionnant.
Dans le troisième tome de Banana Sioule, baptisé "Le X" (Glénat), Michaël Sanlaville livre une réflexion sur la parentalité, les apparences ou encore le mercantilisme sportif.
Avec Le Retour de la Souris du Futur, la maison d'édition Glénat offre une suite à La Souris du Futur, qui permettait à un collectif de jeunes auteurs talentueux de revisiter les classiques de l'animation Disney, en insufflant une nouvelle vie à quatre œuvres ancrées dans la mémoire collective.
Avec son diptyque Zoé Carrington, Jim vient clore sa trilogie des ex. Il plonge ses lecteurs dans un récit extravagant, qui dit beaucoup de l'obsession et de la jeunesse perdue. À travers une fête d'anniversaire posthume à Londres, l'auteur entremêle souvenirs, désirs et quêtes éperdues de bonheur dans un récit qui, sous couvert d'humour et de légèreté, sonde les hommes et leurs contradictions.
Juliette Fournier et Jean-Gaël Deschard publient aux éditions Glénat Les Semi-Déus, une série fantastique, conçue à hauteur d'enfant, conjuguant avec talent l'esthétique manga à une trame narrative riche en aventures et en machinations.
L'Atlas historique de la Russie, paru aux éditions Autrement, fait l'objet d'une actualisation salutaire. Coécrite par François-Xavier Nérard et Marie-Pierre Rey, avec le précieux apport cartographique de Cyrille Suss, cette troisième édition survient dans un contexte géopolitique tendu, marqué par l'annexion de la Crimée en 2014 et l'invasion de l'Ukraine en 2022, démontrant une fois de plus l'importance cruciale de la Russie sur l'échiquier international.
Veiller sur elle est le 4e roman de Jean-Baptiste André publié par la superbe maison d'éditions l'Iconoclaste. C'est aussi le prix Goncourt 2023. Une petite pépite qui se lit lentement, car on ne découvre pas toute une vie en une nuit... Surtout quand dix années peuvent paraître une seconde ou inversement. Ou encore quand le monde est vu à travers ces yeux-là, ceux de Mimo, qui veillent sur celle qui, une nuit, a surgit tel un fantôme dans un cimetière.
Tourbillon d'irrévérence et d'humour noir. Davy Mourier, dans son dernier album, La Petite Mort : les héros meurent aussi, paru aux éditions Delcourt, réinvente l'art de la satire à travers le prisme d'une faucheuse atypique, qui s'exerce sur tout ce que la culture populaire compte de héros. Autonome et efficace, ce petit opus se lit d'une traite, avec légèreté.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.