Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
"L'Aventurier", d'Alessandro Tota et Andrea Settimo, publiée chez Glénat, est une aventure médiévale inspirée d'un roman inachevé d'Arthur Schnitzler. Dans l'Italie de la Renaissance, on suit les errances d'Anselmo Ringardi, un jeune noble dont la vie bascule à la suite d'une prophétie funeste. Entre quête de sens, refus de l'inéluctable et confrontation avec la mort, ce roman graphique propose une réflexion profonde et moderne sur la condition humaine.
Roman graphique de Margaux Reinaudo et Louise Giovannangeli, paru aux éditions Marabulles, "L'Équation à trois cœurs" raconte l'histoire de Jeanne, une jeune femme parisienne aux prises avec une relation amoureuse triangulaire, complexe et toxique. En proie aux doutes et aux désillusions, elle va être confrontée aux tourments d'une relation asymétrique marquée par la manipulation et l'égoïsme masculin.
Dans "Producteurs et parasites", Michel Feher cherche à comprendre sur quoi repose la popularité croissante du Rassemblement National (RN), en analysant non pas le rejet de ses adversaires politiques, comme on le fait trop souvent, mais en se penchant plutôt sur l'adhésion aux valeurs et à la vision du monde qu'il propose. Le livre met en lumière la manière dont le parti divise la société française en deux catégories économiques et morales : les « producteurs », vertueux et travailleurs, et les « parasites », perçus comme des profiteurs, étrangers ou spéculateurs.
Frapper l'épopée d'Alice Zeniter (Flammarion) et Jour de ressac de Maylis de Kerangal (Verticales) sont deux romans parus en septembre 2024. Le premier raconte l'histoire de Tass, professeure remplaçante, qui après un chagrin d'amour retourne vivre définitivement en Nouvelle Calédonie. Le second celle d'une narratrice confrontée à un cadavre non identifié retrouvé avec son numéro de téléphone dans la poche, et qui marque son retour au Havre. Deux retours aux sources pour deux héroïnes qui disent autant du monde d'aujourd'hui que de leurs autrices respectives.
« Tu sais, parfois, notre dessin nous parait plat et sans relief juste parce qu’on a réussi à être simple. D’autres fois, c’est parce qu’en effet, on a foiré. Mais on ne règle pas le problème en se mettant une plume dans le derrière. On le règle avec de la rigueur. »
« - Tu ne vois pas ce que j’essaye de faire ? C’est pour nous deux que…
- Je sais. Je sais que tu penses faire ça pour nous, mais… Hélène, c’est la maison de mon père… ça faisait partie des règles.
- Attends, tu es sérieux ? Ces règles, on ne les a jamais suivies. Ni toi, ni moi. Jamais. »
Les éditions Glénat publient dans un grand format "Belmondo : Peut-être que je rêve débout", biographie illustrée signée LF Bollée et Jean-Michel Ponzio. Le monstre sacré du cinéma français nous y est présenté par le menu, de son enfance à ses plus grands succès, en passant par une ascension accidentée et des relations professionnelles en tous genres.
"L'Héritage fossile" de Philippe Valette, publié aux éditions Delcourt, interroge les limites de l'humanité face à l'immensité du cosmos. Ce récit se déroule à bord du vaisseau spatial Héritage One, où l'équipage, en route vers une exoplanète lointaine appelée Geminae, est confronté à des défis scientifiques, moraux et existentiels d'une envergure inédite. Entre biostase, fossilisations vivantes, sacrifices d'embryons humains et luttes intestines, Philippe Valette nous plonge dans une aventure où l'ambition humaine rencontre la fragilité de la vie.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.