Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Le premier tome de "Wyoming 1863" nous transporte dans l'Amérique sauvage du XIXe siècle, avec ses terres arides, ses querelles violentes et ses récits de vengeance. Jean-François Di Giorgio s'aventure ici dans le genre western, avec des personnages torturés, une intrigue haletante et les dessins immersifs de Fabrizio Des Dorides, pour une trilogie prometteuse.
Publié aux éditions Marabout, "Ce que Cécile sait : Journal de sortie d'inceste" voit Cécile Cée proposer, sous la forme d’un journal intime illustré, un voyage critique et personnel, de dénonciation et de résilience, à travers l'inceste et ses traumatismes. Résultat d'une longue réflexion sur la culture du viol et la complicité sociale qui permet la perpétuation de ces violences systémiques, l'ouvrage interroge les mécanismes sociétaux et familiaux qui alimentent ce fléau.
Victor Battaggion et Michael Malatini publient aux éditions Glénat une bande dessinée consacrée à George Washington. Documentée, complétée par un dossier pédagogique, enrichie par le spécialiste de l'histoire des États-Unis Farid Ameur, cette dernière nous propose de découvrir l'homme derrière le mythe, celui qui fut à la fois général, chef de guerre et premier président des États-Unis.
L'adaptation dessinée des "Travailleurs de la mer", orchestrée par Michel Durand, est une remarquable transposition du chef-d'œuvre de Victor Hugo, publié en 1866. Ce roman, écrit pendant l'exil de l'auteur à Guernesey, sonde, de manière épique et poétique, les relations entre l'homme et la nature, mais aussi avec la société et lui-même. Par ses splendides dessins en noir et blanc, l'auteur et dessinateur français parvient à restituer la puissance lyrique et symbolique de l'œuvre, tout en ajoutant un concours visuel remarquable à l'épopée maritime de Gilliatt, le protagoniste.
« - Les journalistres racontent n’importe quoi sur ma vie privée. Ils n’hésitent pas à inventer des bêtises sur ma vie dans le seul but de vendre leurs magazines. « ... »
- Pourquoi Ava Gardner ne conteste-t-elle jamais ces fausses informations ? Vous en auriez le droit.
- C’est précisément ce que cherchent les journalistes : que je m’empêtre dans les démentis. Cela ne ferait qu’augmenter leurs ventes ! »
« - Nous diras-tu, Diogène, la raison de cette lanterne allumée plein jour ?
- C’est parce que, j’ai beau chercher, j’ai du mal à trouver un homme.
- Le soleil pourtant, en éclaire un vaste et très joli choix.
- Je cherche un homme qui a de la superbe, pas un barbon vaniteux de son auditoire en cadence, ni des mignons vaniteux de la composer.
- Les trous ostentatoires de ton vêtement ne laissent-ils pas voir ta propre vanité, mon cher Diogène ? »
Anne de Bretagne... Voilà le nom d’une grande reine qui aura marqué les esprits. Mais comme les noms des grandes reines de notre pays ou bien de Bretagne, (attention, nous parlons ici du Royaume de Bretagne, et non pas de la région actuelle), certains sont restés bien ancrés dans l’imaginaire populaire, mais… Pourquoi, exactement ?
« La mer nous a poussés loin du rivage. Nous lui avons abandonné nos maisons, nous avons vidé les lieux. Quand elle a monté, et monté encore, elle a léché les murs qui nous avaient vus grandir. Elle les a grignotés méthodiquement, comme une bête affamée qui serait venue se délecter de nos vies d’avant et les engloutir à jamais. »
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.