À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
On connaît Fabien Toulmé pour "L’Odyssée d’Hakim". Avec "Ulis", son nouvel album, il s’aventure dans un territoire encore méconnu : celui des classes spécialisées d’inclusion scolaire et des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH).
Les éditions Daniel Maghen publient "Artifices", un one-shot de 112 pages, scénarisé par Mathieu Mariolle et mis en images par Julen Ribas. L’album retrace un épisode méconnu mais authentique de l’histoire coloniale française : l’envoi, en 1856, du prestidigitateur Jean-Eugène Robert-Houdin en Algérie, afin de contrer l’influence des marabouts kabyles et, selon l’expression de l’époque, "pacifier" la région.
Un échiquier, deux hommes, une époque. Le 17 juillet 1978, à Baguio, aux Philippines, le monde entier retient son souffle. Sur la scène du Palais des Congrès, deux joueurs d’échecs s’installent face à face. Le premier, Anatoli Karpov, champion en titre, est la vitrine la plus brillante de l’URSS triomphante, encadré par une délégation pléthorique de médecins, espions et même d’un parapsychologue. Le second, Viktor Korchnoï, plus âgé, indocile, a claqué la porte du régime et trouvé asile en Suisse. Entre ces deux figures antagonistes se rejoue une partie autrement plus vaste : celle de la guerre froide. Avec "Le Roi sans couronne", Toni Carbos adapte en bande dessinée le roman de Javier Cosnava et entraîne son lecteur dans une double intrigue où la tension géopolitique se mêle à un récit policier aux accents de thriller.
Dans Drôle de Peine, Justine Lévy enterre et ressuscite sa mère, son héroïne. Entre enquête et élégie, elle fait de son deuil une prose haletante, drôle et déchirante. Un livre-vie. Vif et à vif. Une réflexion entêtante sur nos spectres et fauves intérieurs.
Quelque part à la frontière entre la fable et le cauchemar, "C’est où, le plus loin d’ici ?", publié aux États-Unis par Image Comics et désormais traduit aux éditions Casterman, appartient à la lignée des œuvres post-apocalyptiques qui placent l’adolescence au cœur de la fin du monde.
On a souvent reproché aux manuels de management leur sérieux compassé, leur jargon gorgé d’anglicismes et leurs schémas ternes. Mais que se passe-t-il lorsqu’on choisit d’éclairer les travers et les fulgurances du monde managérial à travers… une bande dessinée ? C’est le pari de Ludovic Girodon et Jack Chadwick avec "Un manager presque parfait" (Marabout). À mi-chemin entre le guide pratique et la BD humoristique, l’ouvrage déploie en 80 pages une galerie de situations que tout manager reconnaîtra, parfois avec un sourire gêné, parfois avec un soupir de soulagement : ouf, je ne suis pas le seul !
Avec "Sid Cooper", Pendragon imagine un récit fantastique où adolescence cabossée, fureur punk et apocalypse végétale s’entrelacent. On en ressort éraflé mais conquis.
Nouveau volume de Dragon Ball Full Color, qui annonce l’affrontement de Gokû adolescent face au fils de Piccolo Daimaô, lors du 23ᵉ Tenkaichi Budokai. Le manga a cessé d’être un conte initiatique léger pour plonger dans une dramaturgie plus sombre, plus tendue et surtout plus spectaculaire, avec des enjeux d'ampleur biblique.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.