À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
« Toute ma vie, je n’ai cessé d’inventer des statistiques bidons pour clouer le bec des interlocuteurs. Un bon chiffre, ça fait toujours l’affaire. Chaque fois que je me retrouve en difficulté dans un échange, pouf, la petite stat qui va bien. L’appui mathématique, rien de tel. Les nombres exercent une force redoutable sur l’esprit humain. »
Quatre sœurs, quatre saisons, quatre visages d’une même mémoire blessée. Dans "Les Sœurs Seasons", Rick Remender orchestre avec Paul Azaceta une fresque à la fois intime et fantastique, où le merveilleux se heurte à l’ombre du désenchantement. Derrière la promesse colorée d’un conte moderne, se déploie une réflexion sur la célébrité, la solitude et les liens invisibles qui unissent une fratrie.
"Je représente l’homme que tu as toujours rêvé d’être : fort, autoritaire, grossier et violent." La réplique claque comme une gifle. Elle condense à elle seule l’essence du mythe de Stevenson, revisité par Marco Cannavò et magnifié par le style charbonneux de Corrado Roi. Car dans cette nouvelle adaptation consacrée aux monstres gothiques (après "Dracula" et "Frankenstein"), ce n’est pas seulement le duel intérieur de Jekyll et Hyde qui se joue, mais une plongée vertigineuse dans l’opacité des désirs humains.
Deux récits, deux mers, deux siècles : Jean-Yves Delitte et ses complices poursuivent leur vaste fresque des Grandes Batailles Navales en mettant en parallèle deux épisodes où un simple embrasement, une initiative imprévue, a suffi à faire basculer l’Histoire. De la baie de Navarin en 1827 aux eaux grises de la mer du Nord en 1914, tout semble rappeler que la guerre, surtout sur mer, se nourrit d’accidents fatals.
Avec "Après la chute", écrit en 1964, Arthur Miller nous convie dans le tribunal intérieur d’un homme qui se juge lui-même. L’édition française que propose Robert Laffont offre aux lecteurs francophones la possibilité de revisiter cette pièce souvent moins lue que ses grandes sœurs, mais peut-être plus essentielle encore.
Entre huis clos étouffant et manipulations cruelles, "Hunt" (Soleil) revisite le jeu du loup-garou dans une version impitoyable où la confiance devient un piège et la survie une épreuve psychologique.
« - Ce gamin attire le mauvais œil sur notre village.
- Le renard a déjà attaqué trois fois le poulailler, ce mois-ci.
- Chers voisins, restons raisonnables.
- Raisonnables ? Ma vache ne donne plus de lait depuis un mois !
- Emmenez-le loin d’ici.
- Il est maudit.
- Quelle plaie !
- Vous n’auriez jamais dû le garder sous votre toit. »
« - TOI… L’EPERVIER DE CROZON, rossé par des valets de ferme et mené à pendre comme un chapon…
- Oh ! Arrête tes sermons, tu veux ?
- … Sans parler de ta fuite de Brest dans les jupes de cette… cette…
- Le mot… PUTAIN vous écorcherait-il la bouche, maître Caroff ?
- Peuh !... En tout cas, si l’écho de cette aventure vient à se répandre, on se gaussera de l’Épervier dans tous les ports de la côte…
- Que veux-tu… ? La mort du comte de Kermellec m’a complètement retourné les sangs !... »
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.