Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
Isabelle Carré publie son deuxième roman, Du Côté des indiens. Un roman aussi âpre que solaire, une plongée joliment contée au cœur d'un événement en apparence banal qui bouleverse quatre personnages. C'est un récit de sentiments jamais avoués, de regrets enfouis et de désir de fuite. Une merveilleuse ôde à ceux qui ne perdent jamais vraiment puisqu'ils sont tout simplement.
George Woodcock a d'abord été un contradicteur, puis un ami intime de George Orwell. Tout en respectant son souhait de ne pas faire l'objet d'une biographie, il rapporte, commente et enrichit d'éléments de première main des épisodes entiers de la vie de l'écrivain britannique. Le résultat est passionnant : un point de vue à la fois affectueux et critique, mais aussi particulièrement informé, sur l'une des personnalités littéraires les plus éminentes du XXe siècle.
C'est un coup d'essai qui ressemble à s'y méprendre à un coup de maître. Le jeune Timothée Leman publie sa première bande dessinée aux éditions Sarbacane. Plastiquement surprenante, elle prend pour cadre une société post-apocalyptique où le mystère le dispute à la solitude.
"Le Guide du bébé" et "En finir avec le harcèlement scolaire" viennent grossir la collection Librio. Le premier est un manuel pour « bien accompagner son enfant la première année » et le second prodigue des « conseils et solutions pour apprendre à se faire respecter ».
"Les 30 meilleurs champions de tous les temps" et "Les 30 meilleurs footballeurs de tous les temps", tous deux publiés aux éditions Gremese, ont été conçus selon les mêmes modalités : une sélection passionnée de sportifs de haut niveau, éclairés à l'aide de textes subjectifs et d'anecdotes factuelles.
Entre 1919 et 1921, la guerre d'indépendance irlandaise met aux prises l'IRA et l'armée britannique, supplée par la Police royale irlandaise (RIC). Le 21 novembre 1920, à Dublin, le stade de Croke Park, dévolu aux sports nationaux traditionnels, accueille un match de bienfaisance entre deux équipes concourant pour le titre de champion de football gaélique. Courroucés par une opération irlandaise meurtrière menée plus tôt dans la journée et convaincus que des tueurs se cachent dans l'assistance, les paramilitaires britanniques pénètrent dans l'enceinte sportive, ouvrent le feu et provoquent un effroyable bain de sang.
Les éditions Autrement enrichissent leur catalogue d'un atlas consacré aux questions de santé. Gérard Salem et Florence Fournet évoquent les « constructions socio-territoriales de la santé », les inégalités face à la maladie, les « micro-fractures nationales » ou encore les « défis du nouveau millénaire ».
Le penseur communiste italien Antonio Gramsci a échafaudé des théories politiques aujourd'hui considérées comme révolutionnaires dans les geôles de Benito Mussolini, entre 1929 et 1935. Figurant notamment dans ses Cahiers de prison, ces dernières ont été conçues à partir d'informations parcellaires et d'un point de vue transalpin – à opposer à la lecture orientale du marxisme-léninisme, intégrant une société civile décrite comme « gélatineuse ». La réédition aux éditions Lux d'un ouvrage de Jean-Marc Piotte publié pour la première fois en 1970 permet de se replonger dans le gramscisme, où les notions d'intellectuel, de parti, d'État, d'idéologie ou d'hégémonie ont été remodelées dans un modèle théorique aux articulations fines.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »