À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
Docteur en philosophie, Pierre Crétois questionne la propriété privée dans un essai d'une densité remarquable, intitulé "La Part commune" et publié aux éditions Amsterdam.
Étouffer la révolte raconte comment une révolution psychiatrique a eu des incidences politiques profondes. Jonathan Metzl a enquêté à Ionia, au Michigan : il s'est servi des archives d'un hôpital d'État pour étudier le profil des schizophrènes à travers le temps.
«Ceci est l'histoire de ma mère, la princesse Selma, née dans un palais d'Istanbul...» Ce sont les premiers mots du livre, qui n'a rien d'une fiction, et ils donnent le ton de ce récit extraordinaire et pourtant vrai. Kénizé Mourad nous raconte l'histoire de sa mère, l'une des dernières princesses ottomanes qui doit fuir au Liban lorsque le sultanat est renversé. Sa vie se poursuit ensuite en Inde, puis à Paris, en pleine Seconde Guerre mondiale. Découverte d'un récit époustouflant.
Placé sous la direction de N. T. Binh, Camille Bui et Jean-Paul Figasso, "Mettre en scène" va à la rencontre de plusieurs personnalités issues du monde du théâtre et du cinéma. Benoît Jacquot, Xavier Durringer, Arnaud Desplechin, Agnès Jaoui, Zabou Breitman, Safy Nebbou, Guillaume Gallienne et Alexis Michalik s'expriment tour à tour sur la mise en scène, ses tenants et ses difficultés. Ces artistes de premier plan élargissent d'ailleurs volontiers le spectre en abordant aussi des questions liées à la production des films, à la réception du public ou aux interactions avec les comédiens.
Calicut est aujourd'hui la troisième ville de l'État du Kerala, en Inde. En 1766, les colons britanniques y sont déjà implantés depuis deux siècles, même si le gouvernement de sa Majesté attendra 1858 pour contrôler officiellement le pays à travers le Raj britannique. À cette époque, c'est la Compagnie des Indes qui exerce son autorité et son influence sur le sous-continent. These Savage Shores met en images son combat pour préserver ses intérêts sur la Route de la Soie tout en mêlant au récit historique des figures fantastiques – vampires, monstres maudits, etc.
Le comédien italo-américain Sylvester Stallone fait l'objet de trois publications aux éditions LettMotif. David Da Silva analyse en quoi l'interprète de John Rambo peut être perçu comme un « héros de la classe ouvrière », Quentin Victory Leydier nous balade à travers la saga Rocky et Jean-Christophe HJ Martin nous propose un recueil de nouvelles irriguées par les thèmes de ses films.
En ce début d'années 1870, Fedor Dostoievski est dans une période faste. Il vient d'achever Crime et Châtiment, Le Joueur, L'Idiot et L'éternel mari, avant d'enchaîner avec un roman politique d'une violence rare, Les Démons. Description brutale du chaos qui s'abat sur une petite ville de province, Les Démons est surtout le portait sans fard de personnages dont l'unique but semble être l'effondrement de la société, pour le simple plaisir de la destruction.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.