Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
S'il est un roman d'anticipation faisant écho aux années Trump, c'est bien 1984, de George Orwell. Peu après l'élection du président républicain, l'ouvrage caracolait en effet en tête des ventes sur Amazon. À bien des égards, la novlangue a été twitterisée par l'ancien magnat de l'immobilier, tandis que ses mensonges à répétition pouvaient évoquer les réécritures historiques du « Miniver », le ministère de la Vérité orwellien. Aux éditions Soleil, Jean-Christophe Derrien et Rémi Torregrossa portent en phylactères et vignettes l'une des dystopies les plus importantes de l'histoire de la littérature.
Gaëlle Geniller est une jeune dessinatrice et scénariste française très prometteuse. Après Les Fleurs de grand frère, déjà publié chez Delcourt, elle revient avec Le Jardin, Paris, où elle exprime, à travers ses personnages, toute sa sensibilité.
« Hahaha ! Je t’en foutrais moi, de la mouvance ! A mon âge, c’est davantage de la trainance que de la mouvance. Mon dernier forfait était d’ailleurs l’arrachage d’un détecteur de mouvance dans les chiottes du bar Le rami, dans le 18e… »
Philippe Druillet n'est pas étranger à la réinvention de la bande dessinée française dans les années 1970-1980. Ce touche-à-tout (peinture, photographie, opéra-rock) prend rang aux côtés de Mœbius ou Gotlib pour son inventivité et ses partis pris radicaux. Mirages et folies augmentées, réédité chez Glénat, renferme quelques histoires courtes qui, déjà, témoignent de la patte singulière du scénariste-dessinateur.
Dialogue entre George et Samantha dans le taxi à leur arrivée à Oaxaca)
« - Ca veut dire quoi « Fuera URO » ?
- Il (leur chauffeur) dit que URO signifie Ulises Ruiz Ortiz… le nouveau gouverneur… et « Fuera » signifie « dehors ».
- « URO » a fait quelque chose de particulier ?
- Il a truqué son élection.
- Ah… Rien de spécial. »
Grand succès de librairie, Il faut flinguer Ramirez fait partie des nouvelles séries les plus populaires de ces deux dernières années. Traversé de références cinématographiques, arrimé à un réparateur d'aspirateurs muet et désireux d'une vie bien rangée, ce deuxième tome, haletant, fait la part belle aux poursuites, fusillades et associations dépareillées, mais aussi aux tirades fusantes et parfaitement troussées.
Le scénariste et dessinateur italien Milo Manara n'est pas un inconnu en ce qui concerne les représentations féminines. Il fait en effet partie des figures de proue de la bande dessinée à caractère érotique. Passion Femmesrassemble une collection de dessins, neufs comme anciens, qu'il a destinés tant à la bande dessinée qu'à la publicité ou à la presse.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.