Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Paloma à propos d’Eddie « Ce ne sont pas les femmes que je crains. Il aime plus les nuages et son pays que moi. A chaque fois qu’il décolle, la douleur est plus forte que n’importe quelle tromperie, tu comprends ? »
Une ville perdue au milieu de nulle part. Un shérif aux méthodes étranges. Deux personnes, un pongiste et son entraîneur, en transit forcé. Patrice Perna et Fabien Bedouel, co-scénaristes, donnent corps à un projet initié de longue date et échafaudent un récit surprenant où l'absurde prend le pas sur le rationnel.
Le scénariste Patrice Perna, coutumier des fictions historiques, et le dessinateur Francisco Ruizgé s'appuient sur des personnages fictifs, le journaliste du Berliner Zeitung Guntram Muller et un commis au courrier dénommé Wolf Fiala, pour éclairer l'histoire méconnue de Maurice Bavaud, guillotiné en 1941 après avoir tenté d'assassiner Adolf Hitler à Munich en 1938.
Tokyo Ghost nous emmène dans un futur proche où la technologie a eu pour corollaire la déshumanisation des hommes. Rick Remender (scénario) et Murphy Sean (dessin) amplifient les travers de nos sociétés 2.0 jusqu'à atteindre des hauteurs dystopiques vertigineuses.
« La grande histoire du pétrole », voilà la promesse formulée par le sous-titre d'Or noir, le volumineux essai de Matthieu Auzanneau. L'ancien journaliste d'investigation, aujourd'hui directeur du Shift Project, un think tank de la transition énergétique, retrace l'inénarrable épopée du pétrole, des puits de Bakou au cartel des sept sœurs en passant pour le choc de 1973 et la guerre en Irak.
Un peu plus d'un an après l'essai d'Arnaud Esquerre consacré à la censure cinématographique, la collection Darkness (LettMotif) se penche à son tour sur le contrôle des films en France. Comment ce dernier est-il organisé ? Dans quel but ? L'ouvrage, de nature compilatoire, est basé sur des articles et des interviews qui, ensemble, éclairent les mécanismes de classification à travers le temps.
« Ce qui me frappait toujours face à des truands de bas étage de la Mafia était ces expressions insipides, à croire qu’on leur avait ciré le visage au suif, ainsi que ces modèles de discours inertes et passe-partout dont ils croyaient que c’était une marque de recherche et de sophistication. »
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.