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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo : une histoire qu’on croit connaître

En plus d'être la cathédrale gothique la plus célèbre de France, Notre-Dame de Paris est aussi un roman majeur de Victor Hugo. Publié en 1831, il nous conte l'histoire de Quasimodo, Esmeralda, Frollo et Phoebus. Histoire d'amour, de haine et d'indifférence, histoire de passion aussi, dont les péripéties sont surtout connues pour les nombreuses adaptations, plus que pour le texte lui-même. Avec ses 940 pages, l'ouvrage délivre une qualité littéraire exceptionnelle, comme une récompense, au lecteur qui ouvrira les pages de Notre-Dame de Paris, sans doute l'un des plus beaux romans jamais écrits en langue française.

Deux mètres dix pour la beauté du geste

« Jamais elle n’a connu pareille sensation de vitesse au sortir de sa course d’élan. La suite, elle ne s’en souvient pas, sinon l’euphorique sentiment d’une élévation immatérielle, la sensation de ses mains inutiles dans l’air. »

« Tout sur François Truffaut » : décryptage d’un cinéphile, critique et cinéaste

Deux ouvrages synthétisés et remaniés donnent naissance, aux éditions Gremese, à Tout sur François Truffaut. Le premier, classique, est de Jean Collet et date de 1985 ; le second, rédigé par Oreste De Fornari, fut publié un an plus tard. Mis bout à bout, les deux auteurs, l'un Français, l'autre Italien, effeuillent avec passion et acuité le cinéma truffaldien.

« Watch Dogs Legion » : État policier sans états policés

Aux éditions Glénat, dans la collection « Ubisoft », paraît la bande dessinée Watch Dogs Legion. Une dystopie prenant pour cadre un Londres ballotté par la mafia, l'État policier, les révolutionnaires du collectif Dedsec et un contexte social des plus interpellants.

Le Menhir d’or, hommage à Uderzo et Goscinny

Obélix : « Ah, j’aime bien le théâtre, moi ! Tu vois, on devrait y aller plus souvent, tu ne crois pas ? On pourrait organiser des représentations dans le village, un festival quoi ! On ferait venir des gens de partout, et puis on leur taperait dessus pour rigoler… Tu vois, moi je suis sûr qu’il y aurait du monde pour recevoir une tournée en province. »

« John Wayne » : élaboration d’un mythe

Anton Giulio Mancino s'appuie sur la filmographie de John Wayne pour en déconstruire la persona. À mesure qu'il enchaînait les rôles, le comédien américain, né Marion Mitchell Morrison, a incarné une certaine idée des États-Unis. Au point de devenir l'une des figures de proue du conservatisme.

Décrypter « Le Cinéma de Michael Cimino »

Après Voyage au bout de l'enfer, Michael Cimino avait tout pour devenir la nouvelle attraction d'un Hollywood en pleine reconfiguration. Le critique italien Giampiero Frasca effeuille son cinéma, ses motifs, ses ambitions formelles, mais aussi ses intransigeances et ses outrances, celles-là mêmes qui contribueront à l'ostraciser et l'éloigner des studios...

Le rayon vert, mythe ou réalité ?

« … c’est que celui qui a été assez heureux pour l’apercevoir une fois, voit clair dans son cœur et dans celui des autres. »

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« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.