Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Les éditions Delcourt publient Hurlevent : La Nuit des chasseurs, de Fred Duval et Stéphane Créty. Dans un univers foisonnant, mêlant la Renaissance à l'heroic fantasy, on y suit les aventures d'Alceste de Hurlevent, un médecin issu de la noblesse et désormais banni.
Chip Zdarsky et Ramon K. Pérez s'associent pour échafauder un Stillwater qui, par son ambiance et son effeuillage d'une communauté repliée sur elle-même, rappelle l'excellent diptyque Dôme, de Stephen King.
Avec « Le Livre de Cassandre », Olivier Péru, Benoît Dellac et Evgeniy Bornyakov publient aux éditions Soleil le second tome de la série No Zombies. On s'y intéresse plus particulièrement à Cassandra, vulnérabilisée, et encore marquée par ses souvenirs d'ancien mort-vivant.
Les éditions Glénat publient Immonde !, d'Élizabeth Holleville. Cette bande dessinée au long cours fait écho au cinéma de genre, en citant notamment David Cronenberg et Steven Spielberg, mais elle s'appuie aussi sur des enjeux plus contemporains, tels que la pollution industrielle, le changement climatique ou encore les identités sexuelles.
Teresa Radice et Stefano Turconi publient La Terre, le ciel, les corbeaux aux éditions Glénat. On y suit le parcours d'Attilio Limonta, un prisonnier de guerre italien évadé d'une base militaire soviétique en compagnie d'un soldat nazi et d'un geôlier russe.
Dans Universalisme, opuscule paru dans la collection « Le Mot est faible » des éditions Anamosa, Julien Suaudeau et Mame-Fatou Niang questionnent un concept aujourd'hui largement dévoyé.
Les Humanoïdes associés publient Campus, de Jon Ellis et Hugo Petrus. L'album prend pour cadre une fraternité universitaire et se nappe de fantastique.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.