On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Dans L'Œuvre, quatorzième roman des Rougon-Macquart, écrit juste après Germinal, Zola plonge dans le monde des artistes précurseurs, en se dépouillant de tout l'apparat romantique attaché à l'artiste bohème. Cela donne un roman, comme toujours très documenté, mais particulièrement sombre et dramatique, habité par une réflexion profonde sur le rapport entre l'art et la réalité.
« Et voici vos nouveaux documents, sir. Votre père avait en son temps fait la même demande, M. Winczlav. Cependant, pour une raison administrative que j’ignore, elle n’avait pas abouti. Mais aujourd’hui, c’est réglé. Dorénavant, vous vous appelez officiellement Thomas Vanko Nerio Winch. »
« Ça a l’air d’un tel ennui. La famille, les enfants, le sport, un prêt, les réunions parents-profs, l’entrainement de hockey, une terrasse en bois traité, tailler la haie… »
La question du temps est une question complexe, soulevant de multiples interrogations. Ossip Mandelstam, avec son recueil "Tristia", s'en empare pour proposer une œuvre forte, qui a su traverser le siècle.
Les éditions Glénat publient le premier tome (sur quatre) de La Légende oubliée de Perceval, de Frédéric Brrémaud et Federico Bertolucci. Un voyage dans un monde fantaisiste composé de fées, de lutins, de loups et de magie...
Dix-septième tome des Tortues Ninja aux éditions HiComics. Un épisode éclairant le passé de l'agent Bishop, réactualisant les enjeux familiaux du clan Hamato mais comportant surtout une guerre sans merci dont l'île de Burnow se fera le théâtre.
Les éditions Autrement publient leur Atlas de l'Afrique. Les professeurs de géographie Géraud Magrin et Alain Dubresson y reviennent sur les spécificités d'un continent dont l'histoire a été caractérisée par le colonialisme, la pauvreté, l'instabilité politique et l'exploitation des ressources premières. Le cartographe Olivier Ninot les accompagne avec quelque 120 cartes et infographies claires et pertinentes.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.