Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Christopher Bouix publie Alfie aux éditions Au Diable Vauvert. Il y narre l'arrivée, aux conséquences insoupçonnées, d'une IA de domotique dans une famille moyenne.
Enseignante-chercheuse en histoire, Mathilde Larrère prend le parti, original, de raconter une histoire du féminisme à travers une série d'objets porteurs de significations genrées ou détournés jusqu'à revêtir une forte connotation sociale et politique. Les illustrations inspirées de Fred Sochard, de même que des interviews ou des extraits de textes, de discours ou de chansons, viennent utilement compléter son propos.
Le politiste et spécialiste des questions syndicales Jean-Marie Pernot publie Le Syndicalisme d'après aux éditions du Détour. Il y livre une réflexion lucide sur l'état de ces organisations professionnelles aujourd'hui quelque peu démonétisées.
Retour sur quelques nouveautés. Au programme : Après le 13 novembre, Confessions d'une femme normale, L’Odyssée des gènes et Les Pompiers : Point de pression.
Pour rendre compte du Juif errant, d’Eugène Sue, roman long (1600 pages dans l’édition que nous lisons actuellement) et foisonnant, nous décidons donc d’en faire une critique-feuilleton, découpée en plusieurs épisodes qui paraîtront à intervalles plus ou moins réguliers, au fil de la lecture. Dans ce troisième épisode, nous évoquerons les mauvais prêtres, les bons chrétiens et les injustices sociales.
Le destructuralisme libérateur, enfin un nouveau mouvement littéraire et artistique pour tous ! Audrey Ouazan emmène son lecteur et son potentiel adepte vers une réflexion au sujet de la société occidentale. Comment renouveler une scène qui vieillit? Et si l'Art permettait de se libérer soi, en même temps que les consciences ?
Neuvième tome de la série Les 5 Terres, « Ton rire intérieur » paraît aux éditions Delcourt. Le collectif de scénaristes Lewelyn et le dessinateur Jérôme Lereculey continuent sur leur (belle) lancée, entre conflits claniques, deuil et péripéties déroutantes.
Dans Mixtape 2.0, Cut Killer et Julien Civange reviennent sur l'émergence en France d'une culture musicale et urbaine née aux États-Unis. C'est à travers la carrière personnelle du DJ parisien, riche en anecdotes passionnantes, que l'histoire du hip-hop nous est contée, dans un livre fourmillant d'images et pulsant au rythme des platines.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.