Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Dans un essai intitulé Critica de la razón precaria (Critique de la raison précaire), le philosophe espagnol Javier López Alós explore les conséquences, profondes et plurielles, de la précarité intellectuelle sur la construction de la pensée et les libertés individuelles. Il met en évidence la précarité en tant que phénomène social, qui affecte plusieurs aspects de la société contemporaine, s'inscrivant dans des logiques productivistes et financières souvent inconciliables avec la recherche académique.
Docteur en études cinématographiques, David Da Silva poursuit son exploration du cinéma américain à l'heure du trumpisme. Dans un ouvrage paru aux éditions LettMotif, il étudie la manière dont les thèmes de prédilection – et les obsessions – du 45e président des États-Unis ont infusé à Hollywood. Certains cinéastes s'en sont fait l'écho, d'autres ont pris le parti de s'en distancier, parfois ouvertement et radicalement.
« GRRR ! MALÉDICTION ! Tu as pris la mauvaise décision ! Malédiction sur toi au nom de tous les habitants de la planète CHEUM ! Et tu seras punie Léonie ! Il fallait nous écouter !! »
L'Heure des femmes est le septième roman de l'autrice, blogueuse et journaliste Adèle Bréau. Après le succès de Frangines (2020), la romancière et directrice de la rédaction de Terrafemina parle de nouveau au féminin en racontant et romançant l'histoire de sa grand-mère. Menie Grégoire est recrutée par RTL pour une émission de radio qui a pour objectif de faire parler les auditrices, devenir leur confidente, c'est alors que le succès est au rendez-vous. Que reste-t-il de cet héritage cinquante ans plus tard ? La réponse avec l'enquête d'Esther, documentariste qui se replonge dans cette histoire des femmes et de leurs questionnements.
« - Pourquoi tu veux faire une histoire comme ça, Oleg ? C’est quoi l’idée ? Traiter de la colère grandissante de l’homme occidental ? Du sentiment d’humiliation ? Prouver que tu peux parler du monde présent ?... Reconnecter vaguement avec les origines russes de ton père ?
- Tu veux savoir ce que j’en pense ?
- Comme toujours.
- C’est bidon… Ça ne te ressemble pas… »
Les éditions Urban Comics publient Grafity's Wall, de Ram V et Anan RK. On y suit le parcours de quatre jeunes dans la métropole indienne de Mumbai, elle-même érigée en personnage à part entière.
À travers l'album Une Cordée, Hervé Loiselet et Mauro Salvatori nous invitent à l'ascension des sommets de l'engagement et du courage, plongeant les lecteurs dans l'intimité des troupes de montagne. Une œuvre à la fois historique et humaine, ancrée dans la réalité des conflits contemporains.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.