Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Pour son premier album graphique, Danicollaterale plonge le lecteur dans le microcosme enserré d'un cabinet d'architecture parisien, qu'il dévoile à travers les yeux d'Enzo Forte, un stagiaire italien. Entre créativité débordante et réalité professionnelle ardue, le jeune homme tente de faire son trou.
Dans une fresque colorée et empreinte d'émotions, la bande dessinée Maud Lewis nous plonge dans l'univers d'une artiste peintre canadienne emblématique du XXe siècle. Mathieu Siam et Émeline Grolleau rendent hommage à une femme diminuée au parcours singulier, marqué par un style naïf et une vie modeste mais riche de créativité.
La Seconde Guerre mondiale a connu son lot de tragédies. Parmi elles : la rafle d'Izieu. Cet événement, survenu le 6 avril 1944, implique la déportation et l'extermination de 44 enfants juifs et 7 adultes, marquant ainsi l'une des pages les plus sombres de l'histoire française. L'œuvre de Pascal Bresson et Giulio Salvadori, La Rafle d'Izieu (La Boîte à bulles), offre une reconstitution graphique de ce drame.
Avec Yan, paru aux éditions Glénat, Chang Sheng plonge le lecteur dans une aventure échevelée, où vengeance, justice et quête identitaire s'entremêlent. Au cœur de cette saga, on trouve une jeune fille de 15 ans emprisonnée à tort et désireuse de venger la mort de sa famille.
La bande dessinée autobiographique permet d'explorer des trajectoires de vie aux multiples reliefs. Dans Mon Infractus, Hervé Bourhis se livre sur ses problèmes cardiaques, mais prend grand soin d'entremêler ses mésaventures médicales avec sa passion, bien plus légère, du DJing.
Les secrets de famille pèsent parfois lourd sur les épaules de ceux qui en héritent. Qui laisse passer la lumière, œuvre conjointe d'Antoine Rocher et Lilas Cognet, se raconte à travers les yeux de Diane, une adolescente en quête de vérité, confrontée aux fantômes du passé.
Delta Blues Café, de Philippe Charlot et Miras, paraît aux éditions Bamboo. L'album narre le périple de Laup Grangé, acteur noir de Guyane française, et du professeur Gordon Moore, spécialiste des musiques afro-américaines, qui, ensemble, plongent dans l'univers du blues à la recherche de vinyles oubliés – ainsi que d'une partie d'eux-mêmes.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.