BD Mangas

« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Robert Badinter » : justice et dignité

Robert Badinter est une figure incontournable de la République française, qui incarne peut-être mieux que quiconque le combat pour la justice, la dignité humaine et l’abolition de la peine de mort. Le roman graphique publié aux éditions Marabulles par Pascal Bresson et Christopher, basé sur le livre Robert Badinter, l’homme juste de Dominique Missika et Maurice Szafran, met en lumière un parcours exceptionnel. Entre héritage familial, épreuves personnelles et luttes politiques, l'œuvre illustre l’émergence d’un homme dont la vie a façonné une partie de l’histoire contemporaine française.

« Mobilis » : une odyssée sous-marine post-apocalyptique

Avec "Mobilis", Juni Ba revisite le mythe du capitaine Nemo en mêlant science-fiction, récit initiatique et réflexion écologique. Ce roman graphique, publié aux éditions Bayard, nous immerge dans un univers post-apocalyptique où l’espoir côtoie le désenchantement, et où le destin d’une jeune fille bouleverse celui d’un capitaine blasé et hanté par ses souvenirs.

« Gotlib, la face cachée de Pervers Pépère » : radiographie d’un personnage

Les éditions Fluide glacial mettent à l'honneur le personnage de Pervers Pépère à l'occasion des 50 ans de la maison fondée par Marcel Gotlib. Dans un petit format carré, en quelque 60 pages, on retrouve l'un des personnages-phares de l'irrévérencieux – mais surtout talentueux – dessinateur français.

« Adrian Carton de Wiart » : le guerrier inébranlable

Parmi les figures héroïques qui ont marqué les deux guerres mondiales, peu peuvent se targuer d’un parcours aussi invraisemblable qu’Adrian Carton de Wiart. Véritable "machine de guerre", ce Belge, officier dans l’armée britannique, a incarné la ténacité et l’absurde résilience d’un soldat prêt à tout endurer. Le Petit Théâtre des Opérations, signé Julien Hervieux et illustré par Monsieur le Chien, rend hommage à ce personnage hors norme dans un récit aussi amusant qu’instructif.

« Somna » : sorcellerie, désir et mélancolie

Becky Cloonan et Tula Lotay publient aux éditions Delcourt "Somna", une œuvre hybride mêlant thriller érotique, critique sociale et exploration onirique. Dans un village anglais du XVIIe siècle, en pleine chasse aux sorcières, le destin d’Ingrid, épouse du chef des inquisiteurs, bascule. Frustrée par un mariage étouffant et hantée par des rêves érotiques où une ombre démoniaque l’initie au plaisir, la jeune femme voit les frontières entre réalité et illusion se dissoudre, jusqu’à l’inévitable confrontation avec le patriarcat brutal de son époque.

« Pyongyang Parano » : une immersion tragi-comique au cœur de la Corée du Nord

Avec "Pyongyang Parano", Antoine Dreyfus, Emmanuelle Delacomptée et Fanny Briant nous offrent un récit graphique proche du documentaire. Inspirée de l'expérience authentique d’Antoine Dreyfus, cette bande dessinée nous entraîne au cœur de la Corée du Nord, l’un des régimes les plus opaques et répressifs au monde. À travers les mésaventures de deux journalistes se faisant passer pour des négociants en chocolat, l’ouvrage allie avec brio l'humour absurde à une critique incisive du système nord-coréen.

« Le Cas David Zimmerman » : les méandres de l’identité

Avec "Le Cas David Zimmerman", publié aux éditions Sarbacane, Lucas et Arthur Harari s’associent pour proposer un album intrigant et rivé aux questions identitaires. Explorant les frontières entre fantastique, thriller et introspection, ce volumineux roman graphique (360 pages) place son protagoniste dans une situation troublante et potentiellement inextricable.

Signé Olrik (nouvelle forfaiture)

« Depuis la fin de la guerre, notre pays manque de bras. Cela fait dix ans que le gouvernement invite des ressortissants de nos colonies à venir travailler dans les usines. Le secteur minier des Cornouailles, en particulier, a eu cruellement besoin de main-d’œuvre et beaucoup d’immigrés d’Inde et d’Afrique y ont été employés. Lorsque ces immigrés sont devenus aussi nombreux que les locaux dans certaines régions, les nationalistes ont commencé à exiger le renvoi des travailleurs étrangers. Et les tensions ont commencé à croitre avec les exploitants des mines. »

Newsletter

À ne pas manquer

« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.