Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
« Tu voudrais savoir si tu seras capable de rester dans le rang quand les premiers tirs vont s’abattre, c’est ça ? Si tu auras les tripes de ne pas fuir comme un lâche ? Bon sang ! Quel genre de soldat suis-je, au fond ? Quel genre d’homme ? »
Le recueil "2050" rassemble plusieurs récits graphiques, chacun signé par des auteurs différents. L'ouvrage, paru aux éditions Philéas, permet au lecteur de découvrir une mosaïque de futurs fictionnels, où l’Intelligence Artificielle, la manipulation génétique, le contrôle social, la marchandisation des êtres humains et la dégradation environnementale composent une toile de fond inquiétante et dystopique.
"Tarzan, l’homme-singe", d'Éric Corbeyran et Roy Allan Martinez, poursuit l’ambitieux projet de transposer en bande dessinée l’œuvre fondatrice d’Edgar Rice Burroughs. Ce deuxième opus, publié aux éditions Glénat, mêle aventures exotiques et réflexion sociétale. L'adaptation nous transporte dans la jungle foisonnante, où l’homme sauvage, tiraillé entre deux mondes, doit affronter non seulement des ennemis externes, mais aussi des dilemmes intérieurs.
Le dernier album de Ralf König, "Conrad et Paul : Abba dis donc !" (Glénat) nous ramène dans l’univers truculent de deux figures incontournables de son œuvre. À travers des anecdotes cocasses et un quotidien marqué par une forme d'obsession charnelle, l'auteur et dessinateur continue de scruter les travers de la société contemporaine.
En 1629, le Jakarta, fleuron de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC), quitte Amsterdam chargé de trésors et d'ambitions, pour s'échouer sur des récifs au large de l'Australie. Cet événement historique sert de point de départ à "1629", un diptyque magistralement écrit par Xavier Dorison et illustré par Thimothée Montaigne. Le second tome, « L’Île rouge » dépasse le simple récit d’aventure pour plonger au cœur de la nature humaine.
Avec l'album "Romy Schneider : je ne suis plus Sissi", Stéphane Betbeder et Rémi Torregrossa proposent un portrait intime et poétique de Romy Schneider. Ils explorent les années fondatrices d'une actrice depuis devenue mythique, un temps où, emprisonnée par le rôle de Sissi, elle cherchait à s'affirmer comme une femme libre et une comédienne accomplie.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.