Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Dans "La Veuve", Glen Chapron adapte avec maestria le roman de Gil Adamson et plonge le lecteur au cœur d’une cavale haletante et poignante. Entre paysages grandioses et périls incessants, le destin de Mary Boulton, jeune veuve meurtrière fuyant ses bourreaux dans les montagnes canadiennes, s'érige en une ode à la survie et à l’émancipation féminine.
Dans un univers dystopique parfois suffocant, "La Mécanique" présente une humanité en déroute. Premier volet d'une série signée Kevan Stevens et Jef, "En moi le chaos" plonge le lecteur dans une mégalopole glaçante, où la technocratie et la criminalité se disputent le contrôle des lieux, tandis qu’une drogue musicale dévastatrice nommée « Blast » se répand dans les rues comme une traînée de poudre.
« - Un truand qui a roulé les indigènes pour mettre la main sur leurs terres. Un charlatan qui a fondé ses fouilles sur un faux manuscrit, un conte pour enfants.
- La relation des choses du Yucatan de l’inquisiteur Diego de Landa est un témoignage de première main des sacrifices rituels mayas !
- C’est vous qui avez raison. Le manuscrit original se trouve à la bibliothèque nationale de Madrid. Mais je n’ai pu lire que la version traduite en français par l’abbé Brasseur de Bourbourg. »
« Le décor, la lumière, les voix et les sons ne font qu’un avec lui. Il se laisse absorber par la fiction. Ses mots se mêlent à ceux du personnage. La passerelle vers la diégèse du film est alors créée : une fenêtre vers d’autres histoires s’ouvre. »
Le roman graphique "À la poursuite de Jack Gilet", de David Ratte, voit le jour aux éditions Bamboo. Il offre une plongée aussi comique que cruelle à une époque où les tribunaux jugeaient… des animaux. Sur fond de satire historique, l’œuvre explore les absurdités d’un système judiciaire grotesque tout en développant des personnages singuliers.
Dans "Les Fesses à Bardot", Philippe Pelaez et Gaël Séjourné nous transportent à l'orée des années 1960, dans un coin de campagne où l’arrivée d’un inconnu fait surgir bien des espoirs… et tous les fantasmes. Entre le parfum du scandale, l’ombre de la censure catholique et l’attrait du grand écran, ce roman graphique publié aux éditions Bamboo montre avec humour comment une simple photo de Brigitte Bardot peut secouer les mœurs d’un village pourtant tranquille.
Dans "Le Crétin qui a gagné la guerre froide", Jean-Yves Le Naour et Cédrick Le Bihan signent une bande dessinée piquante où l’on redécouvre, sous un angle satirique, la présidence de Ronald Reagan. Entre comédie débridée et relecture éclairée de la fin de la guerre froide, cet album de 64 pages, paru chez Bamboo, brosse le portrait d’un chef d’État atypique qui, malgré ses lacunes, a imposé son style à l’Histoire.
« Le hasard n’est que le nom que l’on donne à des évènements que l’on ne comprend pas. Or il y a une explication logique, rationnelle à toute chose et il y en a certainement une à la disparition de mes clés. En fait, à bien y réfléchir, tout a commencé avec ce billet d’entrée pour le Châtelet. Si je ne l’avais pas trouvé, je ne serais pas sorti ce soir et rien ne serait arrivé. A l’heure qu’il est, je serais au fond de mon lit, bien au chaud, sous mes couvertures. Vraiment, les choses n’arrivent pas par hasard et tout dans l’univers obéit à des lois de causalité. »
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.