Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Cent cartes pour parcourir une décennie que la mémoire tend parfois à réduire à ses refrains et à ses couleurs. Avec cet "Atlas des années 1960", Gordon Kerr et l’illustratrice Claire Rollet font voisiner l’effervescence culturelle, les conquêtes sociales et les lignes de fracture qui traversent le monde.
Comme Sun Tzu, Machiavel restitue un art dans "Le Prince" : celui de gouverner, de diviser pour mieux régner ("Divide et impera"), de manipuler les foules... Son traité à l'usage du Prince constitue l'essence même du machiavélisme tel qu'on l'entend aujourd'hui.
Le contenant est sublime, avec une reliure à la japonaise de couleur rouge. Le contenu l'est tout autant avec l'ensemble des compositions, fidèles à leur monochromie originelle ou avec un léger rose pâle, une fois gravées chez l'imprimeur. Un livret explicatif rédigé par Nelly Delay nous éclaire sur le tout.
Le XIXème siècle, siècle du charbon, et le XXème, siècle du pétrole ? Certes, mais les choses sont pourtant infiniment plus complexes. Les énergies fossiles ont toujours dû cohabiter avec d'autres sources d'énergies qui, selon les lieux, l'époque, les intérêts et/ou les idéologies de ceux qui les promeuvent, ont été désignées sous des vocables différents : naturelles, nouvelles, alternatives, renouvelables... C'est l'histoire de ces dernières que raconte « Face à la puissance », de François Jarrige et Alexis Vrignon.
Publié en 1943, le roman Malpertuis est l'oeuvre la plus célèbre de l'écrivain belge Jean Ray. De par son ambiance, son écriture, sa construction, Malpertuis est un des sommets de la littérature fantastique du XXème siècle. Cette réédition est l'occasion rêvée de découvrir un auteur encore trop méconnu.
"Monstres de maison", d'Eleonora Marton, apprend aux plus jeunes à dédramatiser leurs frayeurs nocturnes. Pour ce faire, il ausculte la nature onirique de quelques visions cauchemardesques, en adoptant le point de vue de Lola, une fillette.
"Si Louise ne veut pas du secrétariat national que Franck lui a offert pendant son discours de Caen, sans trop savoir
comment la refuser – dilemme –, Ballester est quant à lui écartelé entre ses sentiments pour Louise, sa fidélité à Franck et son allégeance stratégique à Chanelle : dilemme au cube."
De l'Argentine au Pakistan en passant par l'Allemagne ou les États-Unis, les intérêts chinois tendent à former une toile dans laquelle sont engluées toutes les régions du monde. Les journalistes Éric Chol et Gilles Fontaine narrent la suprématie de l'Empire du Milieu partout où elle tend à s'exprimer.
Autrice et collaboratrice au Monde Diplomatique, Sophie Eustache ajoute sa pierre à un édifice déjà immense : la mise en cause de pratiques journalistiques et de conditions de travail diminuées suite aux concentrations capitalistiques dans le secteur de la presse, à l'importance croissante de la publicité, à l'instantanéité ou à l'avènement de l'Internet.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.