S'il est de coutume de penser que la beauté est intérieure, "Natura" nous invite à une tout autre mise en perspective : celle d'un environnement naturel à la fois hostile et sublime, qui finit par agir comme un miroir. Une traversée du massif vosgien qui tient à la fois du conte et de la survie, où une femme cherche, dans l'épaisseur de la forêt, quelque chose qui ressemble à une seconde naissance. Mickael Perret réussit à explorer ce décor dans ce qu'il a de plus brut et de plus étrange. Un premier film audacieux et ambitieux, porteur de grandes promesses.
Prix du jury au Festival de Cannes 2025, Oliver Laxe prolonge son cinéma de l’épreuve et de la foi dans un road-trip halluciné au cœur du désert. Entre communauté de teufeurs, deuil intime et bascule métaphysique, "Sirāt" interroge l’errance contemporaine dans un monde vidé de repères. Une expérience sensorielle radicale, portée par les corps, la musique et un monde au bord de l’effondrement.
"Once Upon a Time in Gaza" des frères Nasser est une tragi-comédie saisissante mêlant fraternité contrariée, satire sociale et résistance artistique. Entre fable noire et cinéma engagé, le film dresse un portrait poignant et absurde de la vie à Gaza, où chaque geste devient un acte de survie sous un ciel d’oppression.
L'éditeur Tamasa propose en DVD le "Midnight Runner" d'Hannes Baumgartner. Pour son premier film, le réalisateur suisse se penche sur l'histoire et la psyché de Jonas Widmer, sportif reconnu doublé d'un tueur à l'esprit torturé.
Retour sur Lonely Fifteen réalisé par David Lai et produit par Michael et Johnny Mak, ou la jeunesse au temps de la Nouvelle Vague hongkongaise à (re)découvrir en Blu-ray chez Spectrum Films.
Potemkine Films propose dans une superbe édition une version restaurée du Dictateur de Charlie Chaplin. Sorti en 1940, le premier film parlant du cinéaste et comédien britannique satirise le nazisme et se fend d'un message universel de paix. Il inspira des générations entières de cinéastes, d'Ernst Lubitsch (Jeux dangereux) à Roberto Benigni (La Vie est belle).
A l’instar de la plupart des films de Ringo Lam, Full Alert confronte le libre-arbitre de ses personnages à la fatalité de la violence. Une lutte qui se manifeste en l’état par un mouvement de fuite en avant effréné, comme un train de marchandises lancé à grande vitesse sans personne aux commandes.
Digne héritier des grands films américains de dénonciation des années 1970, Dark Waters passionne tant par la catastrophe sanitaire qu’il expose au grand public que par l’humilité de tous ceux et celles qui se sont mis au service de ce récit dont la prise de connaissance est tout simplement indispensable.
Le Chat qui fume propose en blu-ray "La Bête tue de sang-froid", du cinéaste italien Aldo Lado. Ce film d'ambiance(s) et de malaise(s) nous transporte dans l'Allemagne et l'Italie des années 1970, dans le sillage de deux jeunes femmes torturées par deux marginaux.
Retour sur le riche coffret Blu-ray consacré au cinéaste italien Dino Risi par LCJ éditions : cinq grands films à (re)découvrir dans de formidables présentations HD accompagnées par des compléments qui diviseront.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.