"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
Si elle s’adresse à un public averti, cette fable étrange, entre folklore et fantastique, témoigne de l’intérêt rarement démenti du Japon moderne pour ses traditions et sa mythologie peuplées de créatures pittoresques. Elle célèbre en outre une autre figure traditionnelle intrigante, issue quant à elle du kabuki : l’onnagata. Cette édition de grande qualité témoigne d'un travail de passionnés comme on les adore !
Au fil de ses cinq sketches, Au Cœur de la nuit nous entraîne dans les différentes variations du fantastique et de l'angoisse, sans jamais perdre son unité et sa cohérence, jusqu'à un final extraordinaire. Tamasa nous propose de redécouvrir ce film essentiel au cinéma fantastique dans une belle édition agrémentée de compléments qui permettent de mieux saisir la qualité du film, mais aussi son importance dans l'évolution d'un genre.
Rimini Éditions propose en combo DVD/bluray Le Salaire du Diable, de Jack Arnold. À mi-chemin entre le western et le film noir, le long métrage, qui met en scène Orson Welles et Jeff Chandler, interroge l'éthique de conviction et de responsabilité d'un shérif en butte aux puissances financières locales.
Pathé continue son œuvre de restauration de films issus du patrimoine français avec Échec au porteur, un film policier singulier et très réussi avec Serge Reggiani, Jeanne Moreau, Paul Meurisse et Gert Froebe.
Casting international de stars (Charlton Heston et Sophia Loren en tête), alternance de scènes intimes et de séquences de combats mobilisant une myriade de figurants, décors majestueux, pompe et solennité : Le Cid répond à tous les canons du genre, sans pour autant que la personnalité du metteur en scène ne s’efface totalement derrière le gigantisme de la mise en scène. Sa réussite prouve enfin que, des séries B à petit budget aux récits bigger than life, en passant par la complexité des enjeux caractérisant ses westerns, Anthony Mann fut un artiste caméléon, dont le génie s’exprima dans des contextes pour le moins variés.
La MACA, comme on l'appelle, est le royaume de Barbe-Noire, un chef de bande qui règne sur les détenus, au sein des larges couloirs de la prison où les cellules semblent avoir disparu.
Lorsqu'un jeune homme est nouvellement amené, Barbe-Noire le désigne comme "Roman" celui qui doit raconter une histoire toute la nuit de la lune rouge, sous peine d'être mis à mort.
Commence alors sous nos yeux une succession de scènes toutes plus étranges les unes que les autres.
Le mois de février nous permet de découvrir en DVD le film Eugénie Grandet, qu'on avait pu voir au cinéma en 2021. Le réalisateur Marc Dugain a choisi d'adapter ce très célèbre roman d'Honoré de Balzac (1833-34). L'adaptation, très classique, laisse finalement l'impression de n'être qu'une retranscription à l'écran d'un roman, sans véritable utilisation du médium cinématographique.
Superbe film noir de Joseph Losey, Temps sans pitié raconte la course contre d'un père pour sauver son fils de la potence. Avec Michael Redgrave dans le rôle du père et un Leo McKern mémorable dans celui du méchant.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.