Rétrospectives

Yi Yi : les angles morts de l’existence

"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.

Mahjong : les mirages du capitalisme

Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.

Confusion chez Confucius : Anatomie du désordre

À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.

Soeurs de sang de Brian De Palma, l’héritier d’Hitchcock

A l'occasion de la rétrospective Brian de Palma à la Cinémathèque Française du 31 mai au 4 juillet, CineSeries-Mag revient sur ses plus grands films. Avec Soeurs de Sang, Brian De Palma entre par la grande porte dans le genre du thriller hitchcockien. Grâce à une certaine maestria, le réalisateur combine pour la première fois deux des thématiques qui vont hanter toute son oeuvre, à savoir le double et le voyeurisme. L'une des pierres fondatrices de l'édifice qu'il va construire sur plusieurs décennies.

Blow Out de Brian De Palma : le film au tournant de sa carrière

A l'occasion de la rétrospective Brian de Palma à la Cinémathèque Française du 31 mai au 4 juillet, CineSeries-Mag revient sur ses plus grands films. L'ouverture est demain soir avec Blow Out, qui tient une place à part dans la carrière de De Palma en ce qu'il marque un tournant significatif. Laissant derrière lui les films que l'on traite (à tort) de série B, il aborde ici des sujets plus sombres, déjà annonciateurs de Redacted.

Lincoln de Steven Spielberg ou l’anti-biopic grimé en autoportrait du cinéaste

On pourrait croire en voyant Lincoln à un énième biopic formaté, sensé donner des lettres de noblesse à une icône américaine déjà bardé de reconnaissance. Il n'en est en rien puisque en convoquant autant les succès que les échecs du président américain, Steven Spielberg signe avec Lincoln une ode au storytelling rafraichissante et une élégante mise en abime de ce que véhicule son cinéma : les rêveurs, les conteurs comme salut de l'humanité.

Cheval de guerre de Steven Spielberg : le cinéma en lettres majuscules

Plus qu’aucun autre film de Spielberg du fait de sa note d’intention, Cheval de guerre exacerbe sa candeur pour mieux charrier des thèmes difficiles. Alors qu’il semble emprunter la voie contraire, Spielberg ne nous épargne rien des horreurs liées à son sujet, mettant à disposition du public des scènes qui se seraient sans doute avérées insoutenables ailleurs.

Les Aventures de Tintin : le Secret de la Licorne, Spielberg fait entrer le héros de Hergé dans le 21ème siècle

Presque 70 ans après la sortie de l'album, Steven Spielberg donne une seconde jeunesse à Tintin en adaptant Le Secret de la Licorne. Grâce à la technique de la capture de mouvement, le cinéaste américain fait entrer le reporter belge dans le 21ème siècle, tout en gardant les ingrédients caractéristiques de l'oeuvre de Hergé.

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal de Steven Spielberg : A la poursuite du fond vert

Cela aurait dû être le retour en grâce d’une légende mais, pour de multiples raisons, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal fut plutôt son chant du cygne. Explications.

Munich, de Steven Spielberg : une chasse à l’homme qui tourne en rond

Munich est un thriller politique à la sauce hollywoodiennne indigeste, cruellement plombé par un manque de rythme et de pertinence. Le film peine à susciter le moindre intérêt, préférant enchaîner les clichés ridicules au lieu de donner de l'épaisseur à ses personnages et à son propos...

Le Terminal de Steven Spielberg : Amour sans turbulences

Avec Le Terminal, Spielberg tresse une comédie romantique au charme fou et profite du transit pour parler immigration et société. Une très grande oeuvre qu'on aurait tort de minimiser.

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