Rétrospectives

Yi Yi : les angles morts de l’existence

"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.

Mahjong : les mirages du capitalisme

Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.

Confusion chez Confucius : Anatomie du désordre

À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.

Rétrospective Pedro Almodóvar : La Loi du Désir

Avec La Loi du Désir, Pedro Almodóvar pose définitivement les bases de son style sur le cinéma espagnol.

Rétrospective Pedro Almodóvar : Matador

Avec Matador, le maître du cinéma espagnol Pedro Almodovar signe un film singulier et imparfait qui pose efficacement les jalons de son oeuvre, tant sur un plan esthétique que thématique. En dépit d'un scénario un peu faible, on apprécie le visuel marquant de ce long métrage aussi atypique que criard, témoignage d'un univers artistique très personnel.

Portrait : Pedro Almodóvar, président du jury à Cannes 2017

A l'occasion du festival de Cannes en mai prochain, Pedro Almodovar sera président du jury, l'occasion de revenir sur la filmographie décalée, colorée et foutraque d'un réalisateur à l'humour aussi noir que son obsession pour la couleur rouge. De son premier long métrage très cru, au plus récent Julieta qui marque son amour pour les femmes, retour sur une carrière cinématographique aussi universelle qu'en dehors des codes habituels.

Rétrospective Pedro Almodóvar : En chair et en os

En chair et en os est un drame paresseux et terne qui ne trouve pas son identité et qui reste une oeuvre mineure en dépit d'un message socio-politique intéressant. Dommage que le sérieux prenne le pas sur la comédie et que l'aspect thriller soit mal géré. A voir pour la performance de Javier Bardem et la touche madrilène typiquement almodóvardienne.

Inland Empire de David Lynch – Critique du film

Mais pour ceux qui aiment Lynch, et qui n’ont jamais encore osé se lancer dans Inland Empire, il serait grand temps de se racheter en contemplant l’aboutissement du travail d’un génie. Dans cette œuvre on retrouve ainsi l’angoisse de Eraserhead, la souffrance interne de Elephant Man, la complexité de l’interprétation du subconscient de Lost Highway et bien sur le trouble des personnalités perdues dans des rêves ou cauchemars que l’on peut distinguer dans Mulholland Drive.

Les Amants passagers, un film de Pedro Almodovar : Critique

Le point fort du film réside en partie en un casting d’exception, absolument nécessaire pour jouer tous ces personnages truculents et farfelus, fuyant vers le Mexique : le trio de stewards gays bien sûr, une vierge clairvoyante qui touche les testicules des pilotes pour faire ses prédictions...

Sailor et Lula de David Lynch : Critique du film

Malgré un pitch simple, Lynch à travers cette romance aux résonances shakespeariennes revisite à sa sauce le monde du Magicien d’Oz de Fleming. Sailor et Lula marchent inconsciemment sur la route aux briques jaunes tout en rencontrant les différentes créatures du Pays d'Oz

Twin Peaks : Fire Walk with Me de David Lynch – Critique

Construit en deux actes, ce long-métrage mêlant le fantastique au thriller, nous faisant passer du rire aux frissons, est d’une efficacité redoutable. David Lynch réussit à créer un film à l’ambiance exceptionnelle, un univers quasi ésotérique proche du fantastique, à l’aura maléfique et romantique.

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Les sentiers d’Anahuac : Origines du Codex de Florence

« - Viens, viens, Telpochtli ! C’est ton jour, c’est ta fête ! - De qui parle-t-elle ? Qui est ce Telpochtli ? - Cela veut dire le Jeune, padre. C’est l’un des noms du Miroir qui Fume. - Le Miroir qui Fume ? Qu’est-ce que cela ? - L’un des anciens dieux, padre. Le plus terrible de tous, Tezcatlipoca, le Seigneur du Proche et du Lointain, l’Ennemi des Deux côtés. C’est sa fête aujourd’hui. »

Les 7 roses de Tokyo : Où le féminisme s’avère essentiel

« Il a produit de sa poche gauche un paquet de Soleil Levant. Ce que le ravitaillement nous réserve de temps à autre, ce sont des Milan d’or, et pour ce qui est de ces Soleil Levant, à cause de la présence de feuilles de grande renouée, je ne pourrais affirmer qu’elles sont bonnes, avec la meilleure volonté du monde ; cependant, une bouffée de leur fumée me procure une sensation de nicotine jusqu’au bout des doigts et un agréable fourmillement gagne tout mon corps. C’est bien là la plus grande jouissance du fumeur. Je sais comment m’en procurer. Il suffit de bourrer de riz perlé un paquet vide de ces Soleil Levant puis d’aller se tenir devant le débit de tabac du coin, d’attendre le moment où les passants ont disparu pour mettre prestement le paquet sous le nez de la buraliste. La seconde d’après le riz a été escamoté au profit de tabac. »

Les marchés : un étrange monde du travail

« - MONSIEUR FELIX !! - Sonia. Quel soulagement de vous voir… J’ai appris que vous aviez perdu votre appartement… Je me suis fait tant de souci ! Vous avez trouvé quelqu’un pour vous accueillir ? - Oui… VOUS DEVEZ NOUS AIDER, MONSIEUR FELIX ! - C’est trop tard, Sonia… Ce n’est plus en mon pouvoir… Je vous avais dit d’écrire une lettre - Faites-moi rencontrer les Oracles !! - Comment ça, les Oracles ? - Je sais que vous les connaissez ! Ils peuvent réintégrer mon dossier ! - Les Oracles ne s’occupent pas de cas individuels… Et vous avez été radiée de tout, je ne pense pas qu’ils… - Mais j’ai changé !! Je me suis levée ! - Vous êtes resplendissante, Sonia. »

« Le vent dans les saules » : suspendre le temps

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